Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem, a réitéré son refus des négociations directes avec Israël. Il a exclu toute négociation directe, qu’il a qualifiée de «concession gratuite sans résultats», estimant qu’elle servirait les intérêts du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou en lui permettant d’afficher une victoire, ainsi que ceux de Donald Trump sur le plan politique.
Dans un message diffusé lundi, il s’est toutefois déclaré favorable à une «diplomatie qui conduit à l’arrêt de l’agression et à l’application des accords», estimant que les négociations indirectes ont déjà porté leurs fruits, notamment à travers l’accord sur la frontière maritime en 2022 et le cessez-le-feu, tout en préservant, selon lui, les droits du Liban.
Naïm Kassem a également évoqué ce qu’il considère comme les quatre piliers pour traverser la phase actuelle : la poursuite de la résistance, le maintien du consensus interne, la possibilité de tirer parti d’un éventuel accord entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que toute initiative internationale ou régionale susceptible d’exercer une pression sur Israël.
Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé qu’il n’existe ni «ligne jaune» ni zone tampon au sud du Liban, ajoutant que cette situation «n’existera jamais», en référence aux dispositifs de sécurité établis de facto par Israël le long de la frontière.
Il a soutenu qu’il n’y a pas de véritable cessez-le-feu au Liban, mais plutôt une «agression israélo-américaine continue», dénonçant les attaques contre les civils ainsi que la destruction de villages et d’infrastructures dans le Liban-Sud.
Le Liban est, selon lui, la partie agressée et demeure celui qui a besoin de garanties pour assurer sa sécurité et sa souveraineté. Il estime que les arguments israéliens concernant la protection des colonies dans le nord d’Israël ont déjà été satisfaits, en référence à l’application stricte par le Liban de l’accord du 27 novembre 2024 durant quinze mois. Toutefois, il accuse Israël de n’avoir respecté aucune disposition de cet accord, évoquant plus de 10.000 violations, la mort de 500 civils, des centaines de blessés, ainsi que la destruction massive d’habitations et le déplacement de populations.
Selon lui, les combattants du Hezbollah déployés au sud du Litani ne sont pas cantonnés à une zone fixe. Ils proviennent de différentes régions du Liban et opèrent, a-t-il expliqué, selon une stratégie mobile visant à frapper les forces adverses avant de se replier, afin d’empêcher leur stabilisation sur le terrain.
Kassem a également appelé les autorités libanaises à préserver l’unité nationale, à renforcer la souveraineté et à consolider le rôle de l’armée dans la défense du pays et la protection des citoyens.



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