Israël et le Liban vont à nouveau discuter à Washington la semaine prochaine, au moment où le cessez-le-feu est fragilisé par la poursuite des hostilités entre le Hezbollah et l'armée israélienne.
Après deux séances de négociations directes à Washington entre les ambassadeurs israélien et libanais les 14 et 23 avril, et alors qu'un cessez-le-feu provisoire est en vigueur depuis le 17, un responsable du département d'État a annoncé la tenue de «discussions entre le Liban et Israël» les 14 et 15 mai dans la capitale fédérale américaine.
Donald Trump avait dit, à l'issue de la seconde réunion, s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahou et libanais Joseph Aoun se rencontrent «dans les semaines à venir». Les deux pays sont officiellement en état de guerre depuis 1948 et les réunions d'avril étaient les premières du genre en 33 ans.
Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la «fin des agressions israéliennes» devaient précéder toute rencontre entre les deux dirigeants, tandis que le Hezbollah, accuse les autorités de mener le pays à «la capitulation».
Malgré la trêve, des combats se poursuivent au Liban et mercredi soir, une frappe israélienne a visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, tuant un important chef militaire du Hezbollah.
La formation revendique quant à elle des attaques contre les forces israéliennes, qui occupent des zones du sud du pays. Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.
Les avancées diplomatiques dans le volet libanais du conflit contrastent avec l'absence de nouveau rendez-vous entre l'Iran et les États-Unis depuis la seule et unique session du 11 avril, organisée par le truchement du Pakistan.
Parlant de «très bonnes discussions dans les dernières 24 heures», Donald Trump a jugé mercredi «très possible» un accord de paix avec la République islamique, même s'il a de nouveau agité la menace d'une reprise des bombardements.
AFP



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