Dix personnes ont été tuées vendredi dans des frappes israéliennes dans quatre localités du sud du Liban, le Hezbollah annonçant de son côté avoir visé à deux reprises une base militaire dans le nord d'Israël en réponse aux frappes israéliennes menées malgré la trêve.
Une frappe sur le village de Toul a notamment fait quatre morts, dont trois femmes et quinze blessés, selon le ministère de la Santé. La défense civile a en outre annoncé plus tôt la mort d'un de ses secouristes tué dans une frappe dans le sud du Liban.
Selon les termes de la trêve en vigueur depuis le 17 avril, Israël «se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense (...)».
Israël a continué à mener en soirée des frappes sur plusieurs localités du sud du Liban, où l'armée a émis plus tôt des ordres d'évacuation concernant sept villages.
Attaques du Hezbollah
Le Hezbollah a affirmé de son côté vendredi soir dans un communiqué avoir lancé une nouvelle attaque, au moyen de drones, sur une base aérienne du nord d'Israël.
Le mouvement chiite avait plus tôt vendredi précisé avoir lancé des missiles sur une base militaire proche de la ville de Nahariya, répliquant à des frappes israéliennes.
L'armée de l'air israélienne a précisé dans ce cas avoir «intercepté un tir», notant que d'autres missiles étaient tombés en terrain découvert.
Les sirènes d'alerte antiaérienne ont retenti dans plusieurs villes de la région côtière du nord d'Israël, de la frontière libanaise jusqu'à la périphérie de Haïfa, à la suite de tirs en provenance du Liban, a également indiqué l'armée israélienne.
Le Hezbollah a affirmé que ces tirs constituaient notamment une riposte aux frappes israéliennes mercredi sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, pour la première fois depuis près d'un mois.
Cette frappe a tué un commandant de haut rang du Hezbollah, selon l’armée israélienne.
Nouvelles négociations
Depuis le début de la guerre le 2 mars, les frappes israéliennes au Liban ont fait 2.759 morts et 8.512 blessés, selon le dernier bilan du ministère de la Santé publié vendredi, et plus d'un million de déplacés.
«À l'heure actuelle, plus de trois millions de personnes, donc plus de la moitié de la population au Liban, dépend de l'aide humanitaire pour survivre», a déclaré la responsable de l'UE pour les situations de crise humanitaire, Hadja Lahbib, en visite à Beyrouth.
«Consolider le cessez-le-feu» fait partie des «objectifs essentiels» que le Liban attend de sa troisième session de négociations avec Israël prévue le 14 mai à Washington, selon le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi.
Le président Joseph Aoun a ainsi donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise, le diplomate chevronné Simon Karam, avant son voyage aux États-Unis.
L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et «un militaire» feront partie de la délégation, a précisé une source officielle à l'AFP.
Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux États-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.
Avec AFP



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