Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a proposé mercredi une «nouvelle voie» aux Cubains dans un message vidéo adressé directement à la population de l'île, où il accuse les dirigeants communistes de vol, de corruption et de répression.
Ce message, prononcé en espagnol et diffusé sur les réseaux sociaux, a été publié alors que le ministère américain de la Justice doit annoncer mercredi l'inculpation de l'ex-président cubain Raul Castro, âgé de 94 ans.
«Le président Trump propose une nouvelle voie entre les États-Unis et un nouveau Cuba (...) où vous avez véritablement la possibilité de choisir qui gouverne votre pays et de voter pour le remplacer s'il ne fait pas bien son travail», a déclaré M. Rubio dans ce message qui s'approche d'un appel à l'insurrection.
«Aujourd'hui, Cuba n'est pas contrôlé par une quelconque, révolution,, Cuba est contrôlé par GAESA», a-t-il poursuivi faisant référence à cette entreprise étatique contrôlée par l'armée et qui possède, selon lui, «18 milliards de dollars d'actifs et contrôle 70% de l'économie cubaine».
«Ils tirent profit des hôtels, du bâtiment, des banques, des magasins et même de l'argent que vos proches vous envoient depuis les États-Unis: tout, absolument tout, passe entre leurs mains», a-t-il dit.
Le secrétaire d'États-Unis a renouvelé l'offre d'une aide américaine de 100 millions de dollars, qui serait distribuée via des organisations caritatives chrétiennes.
Cet appel survient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et La Havane et de crise économique et énergétique dans l'île caribéenne, après que Donald Trump a signé le 28 janvier un décret menaçant d'imposer des droits de douane aux pays vendant du pétrole à Cuba.
L'inculpation de Raul Castro est fondée sur une affaire remontant à 1996, lorsque deux avions civils pilotés par des opposants à Fidel Castro avaient été abattus.
Une inculpation de Raul Castro constituerait un rebondissement spectaculaire dans le cadre des relations entre les États-Unis et Cuba, qui subit des méga-coupures de courant à répétition provoquées par le blocus pétrolier imposé par le président Trump.
Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel à la présidence de Cuba, a opéré un rapprochement historique en 2015 avec les États-Unis sous la présidence de Barack Obama, que Trump a ensuite remis en cause.
AFP



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