L’administration américaine a décidé de maintenir pour six mois supplémentaires les mesures de protection dont bénéficient des milliers de ressortissants libanais installés aux États-Unis, leur permettant de continuer à vivre et travailler légalement sur le territoire américain jusqu’à la fin novembre.
Cette décision concerne les bénéficiaires du statut de protection temporaire (TPS), un dispositif fédéral accordé aux ressortissants de pays confrontés à des conflits armés, des catastrophes naturelles ou des circonstances exceptionnelles. Selon des estimations publiées en 2024, près de 11.000 Libanais sont actuellement couverts par ce programme.
L’annonce a été publiée mercredi dans le Federal Register. Le département américain de la Sécurité intérieure y explique que le nouveau secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, n’a pas encore achevé l’examen du dossier libanais, ce qui a conduit à une reconduction automatique du dispositif.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a engagé une révision en profondeur du programme TPS et tenté de limiter son application à plusieurs nationalités. L’administration américaine considère que le maintien à grande échelle de ces protections migratoires ne correspond plus à sa politique actuelle.
Le TPS, instauré par le Congrès américain en 1990, offre une protection contre l’expulsion et autorise l’accès au marché du travail américain pour des périodes limitées, renouvelables selon l’évolution de la situation dans les pays concernés.
Markwayne Mullin, ancien sénateur républicain de l’Oklahoma, dirige le département de la Sécurité intérieure depuis mars dernier, après le départ de Kristi Noem. Cette dernière avait supprimé le TPS pour plusieurs pays lors du renouvellement de leur statut, déclenchant des recours judiciaires de la part d’associations de défense des migrants.
Le texte officiel fait également référence aux tensions persistantes au Moyen-Orient, notamment aux répercussions du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, ainsi qu’à la poursuite des violences à la frontière libano-israélienne. Il souligne que le Liban a récemment connu une intensification des bombardements israéliens.



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