L'Iran a réaffirmé lundi que tout accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban où l'armée israélienne frappe des positions du Hezbollah, allié de Téhéran.
«Nous insistons sur le fait qu'un cessez-le-feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre fin à la guerre» avec les États-Unis, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle participe l'AFP.
Les affrontements entre Israël et le Hezbollah sont quasi-quotidiens malgré la trêve du 17 avril, qui n'a jamais été respectée.
Ces propos ont été tenus quelques heures après l'ordre donné par Israël à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, mouvement soutenu politiquement, financièrement et militairement par l'Iran.
Le Hezbollah est fortement implanté dans la banlieue sud de la capitale libanaise, ainsi que dans le sud et dans l'est du pays.
L'armée israélienne a progressé ces derniers jours plus en profondeur dans le sud du Liban tout en poursuivant des frappes aériennes.
De son côté, le Hezbollah continue ses attaques de drones contre les positions israéliennes, dans le sud du Liban et dans le nord d'Israël.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a par ailleurs accusé les Etats-Unis de continuer à violer le fragile cessez-le-feu avec l'Iran, en vigueur depuis le 8 avril.
L'armée américaine a annoncé dimanche avoir mené des frappes dans le sud de l'Iran, ciblant des systèmes de radar et de contrôle de drones.
«Les États-Unis violent également le cessez-le-feu, y compris ce matin», a fustigé Esmaïl Baghaï.
Cette attaque américaine est la troisième menée en un peu plus d'une semaine contre l'Iran, qui a indiqué avoir répliqué militairement.
L'armée du Koweït a rapporté lundi une attaque de drones et missiles sans en préciser la provenance, tandis que les autorités de l'émirat ont pointé du doigt l'Iran.
Par ailleurs, Téhéran a réaffirmé que la question nucléaire ne figurait pas, à ce stade, à l'ordre du jour des discussions avec Washington.
«Aucune négociation n'a eu lieu sur les détails du dossier nucléaire. A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre», a déclaré Esmaïl Baghaï, alors que le président américain Donald Trump affirme que l'Iran s'est engagé à ne pas se doter de l'arme nucléaire.
AFP



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