Le pétrole grimpe après de nouvelles attaques entre les États-Unis et l'Iran
Vue de la raffinerie Marathon Petroleum à Carson (Los Angeles), en Californie, le 25 avril 2020, après la chute historique du prix du pétrole brut en territoire négatif le 20 avril,2026. ©Robyn Beck / AFP

Les cours du pétrole montent fortement lundi, portés par le regain de tensions ce week-end entre les États-Unis et l'Iran avec des attaques réciproques et des divergences affichées entre les deux pays sur les conditions d'un accord pour mettre fin à la guerre.

Vers 09H05 GMT (11H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, prenait 3,22% à 94,05 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 3,80% à 90,68 dollars.

La semaine passée, les cours ont pourtant fortement baissé en raison de l'attente par le marché d'un accord imminent entre Téhéran et Washington.

Mais «le pétrole refait surface parmi les sujets d'inquiétude, alors que les espoirs d'une avancée décisive entre les États-Unis et l'Iran se heurtent à de nouvelles incertitudes», explique Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes sur le sud de l'Iran, «en réponse à des actions agressives de l'Iran», la troisième en un peu plus d'une semaine.

Peu après, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir attaqué une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire.

Par ailleurs, les négociations entre les deux pays semblent s'enliser à nouveau. Donald Trump a insisté dimanche, sur Truth Social, sur le fait que le projet d'accord «stipule très clairement que l'Iran n'aura pas d'arme nucléaire», et ce «en des termes très fermes».

De son côté, l'Iran a réitéré lundi que son programme nucléaire ne figurait pas, à ce stade, au menu des discussions.

Sans accord permettant un retour à la normale des exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe via le détroit d'Ormuz, les réserves mondiales de pétrole continueront de baisser et les prix de l'or noir continueront d'être soutenus à la hausse.

Le marché pétrolier pourrait entrer dans une «zone rouge», avec une pénurie d'offre en «juillet ou en août», en l'absence d'issue durable au conflit au Moyen-Orient, avait alerté le 21 mai le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol.

AFP

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