Rien ne peut justifier une occupation prolongée d'Israël au Liban, affirme la France
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot pose à l’hôtel du Quai d’Orsay à Paris le 24 mars 2026. ©Thomas Samson / AFP

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a estimé mardi que «rien ne peut justifier» la poursuite des opérations militaires israéliennes ni une occupation prolongée du territoire libanais, alors que les affrontements entre Israël et le Hezbollah se sont poursuivis malgré l'annonce d'un accord par le président américain Donald Trump.

«Rien ne peut justifier» la continuation des opérations militaires israéliennes au Liban, a déclaré le chef de la diplomatie française sur France TV.

Il a également souligné qu'«il est hors de question que le Liban soit en quelque sorte une victime expiatoire d'un accord qui peine à se conclure entre l'Iran et les États-Unis».

Jean-Noël Barrot a précisé s'être entretenu lundi soir avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio au sujet de la situation.

L'armée israélienne mène actuellement au Liban son incursion militaire la plus profonde depuis son retrait en 2000, après dix-huit années d'occupation du sud du pays.

Le ministre français a insisté sur la nécessité de préserver les efforts diplomatiques en cours.

«Ce que nous voulons, c'est que les discussions qui sont prévues cette semaine entre le gouvernement israélien et le gouvernement libanais puissent se tenir dans les meilleures conditions», a-t-il déclaré.

Un quatrième cycle de négociations entre représentants israéliens et libanais doit s'ouvrir mardi à Washington.

Ces pourparlers interviennent alors que le Hezbollah avait déclenché les hostilités début mars en réaction aux frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Une trêve est officiellement entrée en vigueur le 17 avril, mais les affrontements sont restés quasi quotidiens sur le terrain.

La situation au Liban demeure un enjeu central dans les efforts diplomatiques américains. L'Iran a en effet réaffirmé qu'un accord global visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient restait conditionné à l'instauration d'un cessez-le-feu durable au Liban.

AFP

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