Israël: Netanyahou annonce un plan pour sécuriser le nord touché par la crise
Des membres de la famille se recueillent près de la tombe du capitaine médecin israélien Ori Yosef Silvester, médecin militaire de 30 ans au sein du bataillon Shaked de la brigade Givati, tué dans le sud du Liban, lors de ses funérailles au cimetière Segula de Petah Tikva, le 2 juin 2026. ©JACK GUEZ / AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annoncé mardi l'allocation de la somme de 13 milliards de shekels (plus de 4,5 milliards de dollars) pour sécuriser et développer le nord, frontalier du Liban, durement touché par les bombardements du Hezbollah.

«Le gouvernement a pris aujourd'hui des décisions importantes pour renforcer le nord. Nous investissons plus de 13 milliards de shekels, qui s'ajoutent aux sept milliards déjà alloués, soit un total de 20 milliards de shekels destinés aux communautés du nord», a dit M. Netanyahou après l'approbation du plan par le gouvernement.

Qualifiée de «méga-plan» par son cabinet, cette initiative comprend trois volets. Le premier prévoit le déploiement de 1.800 nouveaux abris de protection dans les espaces publics, tels que les arrêts de bus, les centres commerciaux et les parcs, ainsi que la rénovation d'environ 500 abris existants, afin de protéger les habitants des roquettes et des drones.

La deuxième décision prévoit des subventions pour la construction d'abris sécurisés dans les habitations des résidents vivant à moins de neuf kilomètres de la frontière libanaise, tandis que la troisième vise à développer la région afin d'attirer 100.000 nouveaux habitants, en améliorant les infrastructures de santé, de transport, d'éducation et de tourisme, ainsi que les perspectives d'emploi.

«Les gens afflueront vers le nord. J'ai dit la même chose pour le sud», a fait valoir Netanyahou, en référence aux zones proches de Gaza attaquées par le Hamas le 7 octobre 2023. «La demande y est très forte, la croissance et le développement sont considérables et il en sera de même ici», a-t-il ajouté.

Le gouvernement a été vivement critiqué par l'opposition, qui l'accuse de négliger les zones frontalières avec le Liban.

Les chefs de l'opposition, Yaïr Lapid, Gadi Eisenkot et Naftali Bennett, ont souligné lundi soir sur X que seuls trois ministres avaient assisté à la réunion du cabinet consacrée à la situation dans le nord.

«Les habitants du Nord méritent des dirigeants qui les écoutent et prennent soin d'eux», a écrit Eisenkot sur X.

AFP

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