Volley: le Liban s’accroche puis décroche face à Hong Kong
En plongeon, les Libanaises ont défendu chaque ballon face à Hong Kong, lundi à Candon City. Plus résistantes au premier set, elles se sont inclinées en trois manches. ©asianvolleyball.com

Après sa lourde défaite inaugurale contre le Vietnam, le Liban a concédé un deuxième revers en Coupe d’Asie féminine de volley, lundi à Candon City. Battues par Hong Kong en trois sets, les Libanaises ont montré quelques promesses dans la première manche avant de céder sous la pression.

Le Liban reste en quête de son premier set dans l’AVC Women’s Nations Cup 2026. Deux jours après son baptême difficile face au Vietnam, triple tenant du titre, la sélection féminine s’est inclinée lundi contre Hong Kong, à Candon City, aux Philippines: 0-3, avec des manches conclues 25-20, 25-8, 25-13.

Un premier set encourageant

Le premier set a pourtant laissé entrevoir un visage plus consistant. Plus présentes en réception, moins crispées dans l’échange et capables de mieux tenir le bras de fer, les joueuses d’Élie Nar ont longtemps accompagné le rythme hongkongais. À 25-20, le Liban n’était pas encore dans le match pour le gain de la rencontre, mais il y était dans l’intensité.

La suite a été plus rude. Hong Kong a haussé le ton au service, accéléré dans les transitions et profité des flottements libanais pour creuser l’écart. Le deuxième set, perdu 25-8, a fait mal. Le troisième, concédé 25-13, a confirmé la difficulté du six libanais à maintenir son niveau sur la durée face à une adversité plus rodée.

Demirjian et Hajj Hassan en points d’appui

Dans ce contexte, Shantalle Marie Demirjian a été la principale arme offensive libanaise avec 10 points. Razan Hajj Hassan a ajouté 8 points, offrant au Liban deux points d’appui dans une rencontre où la construction offensive est restée trop irrégulière. Autour de Mira Adra, capitaine de cette sélection championne d’Asie de l’Ouest, le groupe poursuit son apprentissage accéléré du niveau continental.

Il ne faut pas se tromper de lecture. Après le Vietnam, référence asiatique, cette défaite contre Hong Kong est plus frustrante, car le premier set a montré que le Liban pouvait exister par séquences. Mais elle rappelle aussi l’exigence de ce tournoi: chaque baisse de régime se paie cash, chaque réception approximative désorganise la relance, chaque série adverse devient difficile à casser.

Dernier du groupe B après deux défaites et aucun set remporté, le Liban doit désormais réagir vite. Le calendrier ne lui laisse aucun répit: les Libanaises affrontent l’Iran, puis le Kazakhstan et l’Indonésie. L’objectif est clair: stabiliser la réception, réduire les trous d’air et transformer les séquences encourageantes en sets réellement disputés.

Le Liban apprend à la dure. Mais pour une sélection qui découvre cette scène asiatique et porte seule le drapeau arabe dans la compétition, l’enjeu dépasse le score immédiat. Il s’agit d’encaisser, de progresser et de revenir, match après match, un peu moins loin du niveau exigé.

 

Commentaires
  • Aucun commentaire