Roger Feghali a remporté à Bikfaya la première course de côte de la saison 2026, organisée par l’ATCL. Au volant de sa Mitsubishi Lancer Evo VI, il a devancé son fils Alex Feghali et Garo Haroutiounian, lançant le championnat du Liban par une nouvelle démonstration de maîtrise.
La route montait, le chrono descendait, et Roger Feghali est resté tout en haut. À Bikfaya, pour la première manche du championnat du Liban de course de côte 2026, le multiple champion libanais a encore imposé sa loi. Une montée, puis une autre, puis une troisième: à l’arrivée, le verdict a eu des airs de refrain connu.
Organisée par l’Automobile et Touring Club du Liban (ATCL), en collaboration avec la municipalité de Bikfaya et l’Union des commerçants du Grand Bikfaya, l’épreuve a ouvert la saison dans une ambiance estivale, devant un public nombreux venu retrouver le bruit des moteurs, l’odeur de gomme chaude et la nervosité des trajectoires à la corde.
Le format ne laissait pas beaucoup de place au calcul: trois montées officielles, les deux meilleurs temps retenus, et un classement général établi au cumul. Dans ce jeu d’attaque, de précision et de sang-froid, Roger Feghali a signé le scratch en 3 min 41 s 46. Sur sa Mitsubishi Lancer Evo VI, il a avalé la pente avec cette science du rythme qui fait souvent la différence entre un très bon pilote et une référence.
Le père devant, le fils dans le rétro
Derrière lui, Alex Feghali a pris la deuxième place sur Mitsubishi Lancer Evo VIII RS, à environ huit secondes. L’écart est net, mais l’image est forte: Feghali père devant, Feghali fils dans le rétro, et toute une dynastie qui continue de grimper à pleine charge.
Garo Haroutiounian a complété le podium au volant d’une Mitsubishi Mirage, à dix secondes du vainqueur. Solide, régulier, bien placé, il a résisté dans une hiérarchie dominée par le clan Feghali.
À Bikfaya, il n’y a pas eu de round d’observation. Les favoris ont mis du gaz d’entrée, les moteurs ont rugi dans les lacets, et le chrono, juge sec et sans émotion, a rapidement dessiné la hiérarchie. Roger Feghali a frappé le premier, et il a frappé fort.
Les catégories livrent leurs premiers verdicts
Dans la catégorie PF2, le podium du général a donc souri à Roger Feghali devant Alex Feghali et Garo Haroutiounian. En PF2 deux roues motrices, Michel Zgheib s’est imposé sur BMW 328 en 4 min 07 s 63, devant Carlos Merhi sur BMW 135 et Jean Pierre Saab sur BMW M3.
En PF1, le Jordanien Ayman al-Najjar a pris la première place sur Mitsubishi Lancer Evo VI, avec un temps de 4 min 08 s 10. En PF3, Doumit Bou Doumit s’est montré le plus rapide sur Mitsubishi Lancer Evo IX, en 4 min 00 s 33, devant Jean Biry et Karim Hmadeh, tous deux sur Mitsubishi Lancer Evo VIII.
La catégorie PF4 est revenue à Bassel Abu Hamdan, vainqueur sur Skoda Fabia RS en 4 min 01 s 53, devant Elias Dehni et Andrew Kosseifi. En PF4/NR4, Carl Rizk a dominé les débats sur Mitsubishi Lancer Evo X, devant Jad al-Aawar et Rodrigue Rahi.
En PF5, Henri Kahy s’est imposé sur Citroën DS3 en 4 min 17 s 72, devant Edwin Khneisser et Albert Hayeck. Dans la catégorie PF5/Rally 3, Joseph Hindi a pris la victoire sur Renault Clio, devant David Mezher et Rhea Dagher. Cette dernière a également remporté la Coupe des dames, tandis qu’Edwin Khneisser a décroché la Coupe du pilote junior.
Les autres victoires sont revenues à Shadi el-Fakih en PF5/Rally 4, Jason Wehbe en PF5/Rally 5, Joseph Bechara en Cross Car et Charbel Chebly en Coupe Renault Clio RS 85.
Une rampe de lancement
La remise des prix s’est déroulée en présence de représentants de la municipalité de Bikfaya, de l’Union des commerçants du Grand Bikfaya, de la municipalité de Sakiet el-Misk et Bhersaf, ainsi que de responsables de l’ATCL et du sport automobile libanais. Imad Lahoud, président de la commission rallye à la FIA et membre du comité directeur du club organisateur, figurait notamment parmi les présents, aux côtés des responsables de course.
Pour cette première sortie de la saison, Bikfaya a offert le décor, le public et la pente. Roger Feghali, lui, a fourni le scénario. Une victoire au scratch, Alex dans le sillage, un podium verrouillé et un message clair envoyé au championnat: en course de côte, la route grimpe, mais la référence reste au sommet.




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