Coopération libano-saoudienne: un important réseau de trafic de drogue démantelé

Grâce à des informations transmises par les autorités saoudiennes, les Forces de sécurité intérieure (FSI) libanaises ont démantelé un important réseau de trafic de captagon et saisi près de quatre millions de comprimés destinés à être exportés clandestinement. Saluant cette opération, le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a estimé qu’elle reflétait «le niveau de confiance et de coordination» entre le Liban et l’Arabie saoudite.

Selon un communiqué de la Direction générale des FSI, l’enquête a débuté le 19 mai après la réception par le Bureau central de lutte contre les stupéfiants d’informations signalant la présence d’une importante quantité de captagon destinée à être expédiée à l’étranger. Les renseignements, transmis via les services antidrogue du ministère saoudien de l’Intérieur, ont conduit les enquêteurs vers un entrepôt situé à Jiyeh, localité côtière située à près de 20 km au sud de Beyrouth.

Une opération menée conjointement par le Bureau central de lutte contre les stupéfiants et l’antenne régionale de Saïda a permis de découvrir une cargaison de comprimés dissimulés à l’intérieur de rouleaux d’asphalte et camouflés de manière sophistiquée. Le propriétaire de l’entrepôt, un ressortissant libanais né en 1983, a été arrêté.

Après pesée, les forces de sécurité ont indiqué avoir saisi 708 kilogrammes de captagon, soit environ 3,9 millions de comprimés.

 

Les investigations ont ensuite permis d’identifier un second site de conditionnement à Bhamdoun. Une nouvelle perquisition a conduit à la saisie d’autres rouleaux d’asphalte contenant des stupéfiants ainsi qu’à l’arrestation d’un ressortissant syrien, qui a reconnu son implication dans la préparation de l’opération de contrebande.

Poursuivant leurs investigations, les enquêteurs ont finalement identifié et arrêté à Bar Elias le principal suspect présenté comme le cerveau du réseau. Selon les FSI, cet homme, de nationalité libanaise, avait déjà été arrêté en 2016 dans une affaire de trafic de drogue vers l’Arabie saoudite et faisait l’objet d’une condamnation par contumace à cinq ans de prison.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Ahmad Hajjar a salué le professionnalisme des services de sécurité libanais et souligné que la coopération avec les autorités saoudiennes avait joué un rôle déterminant dans la réussite de l’opération. Selon lui, ce type de coordination contribue à renforcer la confiance entre les deux pays et a favorisé la reprise des exportations libanaises vers le marché saoudien.

L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’arrêter les autres membres du réseau.

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