Examens officiels: le gouvernement reporte la première session et temporise sur l’annulation
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Le Conseil des ministres a décidé de reporter la première session des examens officiels du baccalauréat, initialement prévue le 1ᵉʳ juillet, sans trancher définitivement la question de leur maintien ou de leur annulation.

Lors de la séance gouvernementale, le Premier ministre Nawaf Salam a indiqué avoir suivi le dossier ces derniers jours avec la ministre de l’Éducation, Rima Karamé, en raison de la multiplication des «interprétations» et des rumeurs sur le sort des examens.

M. Salam a souligné que le gouvernement devait à la fois préserver le niveau de l’enseignement au Liban, garantir le droit des élèves à voir leurs efforts sanctionnés par un diplôme officiel, mais aussi assurer leur sécurité dans les circonstances exceptionnelles que traverse le pays. Il a également insisté sur la nécessité de garantir, «autant que possible», l’égalité des chances entre tous les candidats.

Le chef du gouvernement a ainsi plaidé pour un délai avant toute décision finale, le temps de vérifier si l’annonce d’un cessez-le-feu sera effectivement appliquée. Dans tous les cas, a-t-il ajouté, la date de la première session doit être repoussée afin de permettre aux élèves de s’y préparer correctement si les examens sont maintenus. L’option de délivrer des attestations par les établissements scolaires reste toutefois sur la table en cas d’annulation.

À l’issue de la séance, Rima Karamé s’est félicitée de la décision de ne pas annuler immédiatement le diplôme officiel, y voyant «un signal de reprise de la décision» et une manière de «s’éloigner de l’agitation» qui a entouré le dossier.

La ministre a rappelé que la sécurité des élèves demeure prioritaire. Elle a annoncé la tenue prochaine d’une réunion éducative élargie, avec l’Union des établissements privés et des représentants de l’enseignement public, afin d’évaluer la situation. Elle a insisté sur le principe d’équité, notamment pour les élèves des régions touchées par la guerre, précisant que la période d’attente ne serait «pas longue».

Mme Karamé a reconnu que le pays traverse des conditions humaines difficiles et que le danger fait désormais partie du quotidien. Elle a toutefois estimé qu’une décision précipitée ne serait pas dans l’intérêt des élèves.

Selon elle, la solution des attestations reste «un moindre mal». Elle a aussi affirmé que les conditions d’une partie limitée des élèves seulement avaient changé de manière significative, assurant que le ministère dispose d’informations précises sur la localisation des candidats.

La ministre a enfin appelé les élèves à poursuivre leurs efforts, affirmant que le temps consacré aux études n’est «pas une perte de temps» et que la décision finale devra être équitable et conforme à l’intérêt des élèves comme de l’ensemble du système éducatif.

Société de l'aéroport international de Beyrouth 

A l’issue de la séance, le ministre de l'Information, Paul Morcos, a par ailleurs annoncé que le gouvernement a approuvé la demande du ministère des Travaux publics visant à créer une société par actions dénommée « Société de l'aéroport international de Beyrouth ».

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