Négociations: cap maintenu et déclaration d’intentions en vue

Les membres de la délégation libanaise chargée des négociations avec Israël ont été informés par des responsables du département d’État américain et du Conseil de sécurité nationale de l’attachement de Washington au processus qu’elle parraine pour les discussions directes entre le Liban et Israël.

Selon ces responsables, l’équipe américaine engagée dans les négociations œuvre actuellement à l’élaboration d’un projet de déclaration d’intentions entre les deux protagonistes. Ce document préciserait la nature de l’accord attendu, ainsi que les dispositions sécuritaires destinées à garantir la sécurité de part et d’autre de la frontière.

D’après les informations recueillies, cette déclaration réaffirmerait également l’absence de toute revendication israélienne sur les terres et les eaux libanaises. Elle constituerait ainsi un document officiel, approuvé par le gouvernement israélien, et appelé à devenir une référence dans les relations futures entre les deux pays. En contrepartie, le Liban s’engagerait à ne tolérer aucune atteinte à la sécurité d’Israël depuis son territoire ou via ses frontières.

La déclaration d’intentions couvrirait l’ensemble des dossiers encore en suspens entre le Liban et Israël. Les discussions se poursuivent toutefois quant à l’opportunité d’y intégrer un calendrier précis pour la mise en œuvre progressive des mesures prévues, notamment les étapes du retrait graduel et l’application de la zone pilote.

Selon des sources proches des négociations, le mémorandum d’entente américano-iranien a donné un nouvel élan aux pourparlers libano-israéliens, sans pour autant modifier le cadre du processus de Washington. D’après ces sources, le cessez-le-feu prévu dans ce mémorandum ne diffère pas de celui annoncé le 3 juin dernier, à ceci près que l’Iran et son bras armé, le Hezbollah, s’y sont désormais engagés. Téhéran, estimant avoir obtenu les résultats recherchés, aurait ainsi suspendu son levier de pression dans le sud du Liban.

De mêmes sources, on affirme que les États-Unis ainsi que les autres pays impliqués dans le dossier libanais ne renonceront pas à l’objectif du désarmement du Hezbollah. Selon elles, le nouveau rôle de l’Iran pourrait contribuer à cette dynamique, dans l’hypothèse où Téhéran aurait réellement choisi de s’inscrire dans un nouveau Moyen-Orient, porteur d’importants investissements rendus possibles par une stabilité accrue.

Grosso modo, la période qui s’étend jusqu’à la fin du mois de juin s’annonce particulièrement délicate. C’est durant cette phase que se révéleront les véritables implications du mémorandum d’entente américano-iranien et les intentions réelles des différentes parties. Tout progrès positif aura des répercussions directes sur la scène libanaise, laquelle demeurera, à l’inverse, extrêmement sensible à toute évolution négative.

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