Donald Trump a enjoint Téhéran d'empêcher ses alliés au Liban de «causer des problèmes», sans quoi les États-Unis reprendraient leurs frappes sur l'Iran, en pleines négociations dimanche en Suisse entre les deux pays.
Les discussions se sont ouvertes sur fond d'affrontements ces derniers jours entre l'armée israélienne et le Hezbollah, allié de Téhéran, dans le sud du Liban.
«L'Iran doit immédiatement empêcher ses groupes affiliés hautement payés au Liban de causer des problèmes. S'ils ne le font pas, nous frapperons l'Iran très fort à nouveau, comme nous l'avons fait la semaine dernière, si ce n'est plus fort encore», a lancé le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du Liban, avant une accalmie dans la soirée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah.
Le protocole d'accord signé mercredi entre les États-Unis et l'Iran prévoit une cessation des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban, et Téhéran exige l'arrêt des frappes israéliennes, prérequis à un accord avec Washington.
Israël comme le Hezbollah se renvoient la responsabilité des violations de la trêve.
Dans un entretien accordé à Fox News, dimanche, Donald Trump a également multiplié les mises en garde à l’égard de l’Iran et du Hezbollah. Le président américain a affirmé que Téhéran devait immédiatement empêcher le Hezbollah de provoquer de nouvelles tensions au Liban, sous peine de s’exposer à de nouvelles frappes américaines «encore plus dures» que celles menées la semaine précédente.
Il a également estimé que le soutien iranien à ses alliés au Liban est à l’origine de nombreux problèmes dans la région. Trump a par ailleurs exprimé sa déception à l’égard d’Israël, affirmant que l’armée israélienne ne peut agir au Liban sans détruire des bâtiments, et a indiqué qu’il était proche de confier à la Syrie un rôle accru dans la gestion du dossier du Hezbollah, en donnant davantage de pouvoirs au président syrien Ahmad al-Chareh.
Enfin, il a menacé l’Iran en cas de fermeture du détroit d’Ormuz, affirmant qu’une telle décision aurait de lourdes conséquences pour Téhéran.
Avec AFP



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