Ce qu’il faut retenir de la première session de négociations entre l’Iran et les États-Unis
Un agent des services secrets patrouille dans l’enceinte du complexe hôtelier de luxe du Bürgenstock, surplombant le lac des Quatre-Cantons en Suisse, le 21 juin 2026, jour des négociations entre les États-Unis, l’Iran, le Pakistan et le Qatar. ©NATHAN HOWARD / POOL / AFP

L'Iran et les États-Unis ont achevé, aux premières heures de lundi, une première session de pourparlers visant à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient. Organisées en Suisse, les négociations doivent se poursuivre tout au long de la semaine.

Voici les principaux points à retenir à ce stade :

Un accord définitif visé dans les 60 jours

Téhéran et Washington se sont entendus «sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques», selon un communiqué conjoint des médiateurs pakistanais et qatari.

La question du programme nucléaire iranien figure parmi les principaux dossiers. Dans le protocole d'accord déjà signé, l'Iran s'engage à «ne se procurer ni ne développer d'armes nucléaires».

L'accord final devra être entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies.

Sécurisation du détroit d'Ormuz

Les deux parties ont également convenu d'établir une «ligne de communication (...) avec l'objectif d'assurer un passage sûr pour les navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz», voie maritime stratégique par laquelle transitent habituellement près de 20 % des hydrocarbures mondiaux.

L'Iran avait annoncé la fermeture du détroit après des attaques israéliennes au Liban visant le Hezbollah, son allié.

Selon le protocole d'accord, le trafic commercial doit être totalement rétabli dans les 30 jours suivant les opérations de déminage du détroit.

Téhéran entend toutefois instaurer des «droits de redevance» pour les services fournis dans cette zone maritime, qui «ne reviendra pas à la situation d'avant-guerre», avait prévenu le négociateur iranien en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Une cellule de gestion du conflit au Liban

«Les parties se sont accordées sur la création d'une cellule de gestion des conflits, rassemblant les parties et la République du Liban, et animée par les médiateurs, afin de garantir le respect de la cessation des opérations militaires au Liban», ont indiqué les médiateurs.

Téhéran exige que l'accord mettant fin aux hostilités s'applique également au Liban. Toutefois, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'armée israélienne ne se retirerait pas du sud du pays.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a néanmoins fait état de «progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban».

Déblocage d'avoirs et reprise des exportations pétrolières

Le ministre iranien des Affaires étrangères a également annoncé que «les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ne sont plus restreintes, le blocus est levé, certains avoirs gelés sont débloqués, et un plan de reconstruction et de développement majeur de l'Iran a été lancé».

Selon le protocole d'accord, ce programme de reconstruction doit représenter «au moins 300 milliards de dollars».

AFP

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