Rubio annonce une aide américaine de 130 millions au Liban
Cette photographie montre le secrétaire d’État américain Marco Rubio participant à une réunion bilatérale entre le président des États-Unis et l’émir du Qatar, en marge du sommet du G7 à Évian, dans l’est de la France, le 16 juin 2026. ©Mandel Ngan / AFP

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a annoncé vendredi le déblocage d'une aide de 130 millions de dollars en faveur du Liban et de son armée, à la suite de la signature à Washington de l'accord-cadre tripartite entre les États-Unis, le Liban et Israël.

Dans un communiqué, le secrétaire d'État a également annoncé la création d'un mécanisme trilatéral de coordination militaire pour le Liban (MCG4L), placé sous supervision et facilitation américaines, afin d'accompagner la mise en œuvre des dispositions prévues par l'accord.

Dans ce cadre, Washington a annoncé le déblocage immédiat de 100 millions de dollars d'aide humanitaire, qui seront distribués en coordination avec les Nations unies. Les États-Unis ont par ailleurs confirmé leur intention de renforcer les capacités opérationnelles de l'armée libanaise, avec une enveloppe supplémentaire de plus de 30 millions de dollars destinée à soutenir son déploiement sur l'ensemble du territoire national.

 

Le chef de la diplomatie américaine a qualifié la signature de cet accord de «nouvelle étape majeure» dans les efforts du président Donald Trump visant à instaurer «une paix et une stabilité durables» au Moyen-Orient. Il a estimé que l'accord établissait «une voie réaliste» pour sortir du conflit, en prévoyant la restauration de la souveraineté libanaise, le désarmement du Hezbollah et le démantèlement de ses infrastructures militaires, tout en permettant à Israël de se retirer une fois les menaces pesant sur sa sécurité éliminées.

Dans son communiqué, Marco Rubio a salué le «courage» des gouvernements libanais et israélien pour avoir accepté cet accord, estimant qu'il pouvait permettre de «briser définitivement le cycle de la violence». Il a assuré que les États-Unis resteraient pleinement engagés dans sa mise en œuvre, en coopération avec leurs partenaires régionaux.

Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs vivement critiqué le Hezbollah, qu'il a décrit comme le principal relais de l'Iran dans la région, l'accusant d'avoir entraîné le Liban dans des conflits successifs, de menacer les intérêts américains et de contribuer à l'instabilité régionale.

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