Déjà qualifié pour le deuxième tour des qualifications asiatiques du Mondial 2027, le Liban a signé dimanche une victoire nette à Ahmedabad face à l’Inde (98-72). Les hommes d’Ahmad Farran ont mené pendant 39 minutes et 27 secondes, sans jamais laisser les Indiens passer devant, avec un Ali Mezher en vrai chef de tempo et une rotation offensive encore efficace.
Le Liban continue d’empiler les résultats utiles. Après sa victoire au sang-froid en Arabie saoudite, la sélection d’Ahmad Farran a poursuivi sa campagne par un succès maîtrisé en Inde, dimanche, au Veer Savarkar Indoor Stadium d’Ahmedabad, dans le premier tour des qualifications asiatiques du Mondial 2027.
L’enjeu n’était plus la qualification immédiate: le billet pour le deuxième tour était déjà assuré. Mais dans ce format, les résultats sont conservés pour la suite. Chaque victoire reste donc importante pour arriver au tour suivant avec un bilan solide. Le Liban a fait le travail: 98-72, 30 points d’avance au maximum, et une rencontre contrôlée quasiment de bout en bout.
Un départ qui fixe le cadre
Le match s’est installé très tôt. Après un tir à trois points d’Arvind Muthu Krishnan pour remettre l’Inde à 3-3, Ater Majok a répondu dans la foulée par un tir dos au panier. Il restait 9 min 01 dans le premier quart. Le Liban venait de reprendre l’avantage. Il ne l’a plus jamais lâché.
Dès les premières possessions, les Libanais ont posé leurs bases: défense active, rebond verrouillé, jeu rapide après stop, spacing propre et circulation simple. Entre 9 min 49 et 7 min 23 dans le premier quart, le Liban a placé un premier 11-3, avec une adresse de 5/6 au tir et trois rebonds captés. L’Inde, déjà sous pression, a vite couru après le score.
À partir de là, le match a suivi la même ligne: l’Inde tentait de ralentir, le Liban répondait par du rythme, des extra-passes et des tirs à haut pourcentage. Pas de relance gratuite, pas de séquence de flottement prolongée.
Mezher à la baguette
Ali Mezher a été le régulateur du match. Le meneur a signé une ligne très complète: 8 points, 15 passes, 6 rebonds, 4 interceptions, un seul ballon perdu et une évaluation de 29. Surtout, il a donné le bon tempo pendant plus de 33 minutes.
Son match ne se limite pas aux passes décisives. Mezher a contrôlé le pace, trouvé les bons angles de passe, servi les coupes, déclenché le jeu rapide et ralenti quand l’Inde essayait de casser le rythme. Dans une rencontre à gérer sans se relâcher, sa lecture a été centrale.
Autour de lui, le scoring a été bien réparti. Sergio El Darwich a inscrit 19 points à 8/12 au tir, avec 4 rebonds et 4 passes. Jihad El Khatib a encore apporté du punch en sortie de banc avec 17 points en moins de 20 minutes, sans perte de balle. Gerard Hadidian et Karim Zeinoun ont ajouté 14 points chacun, Mark Khoury 13.
Le Liban n’a pas dépendu d’un seul scoreur. Il a gagné par la qualité de ses relais, la vitesse de circulation et la capacité de sa rotation à garder l’intensité.
Le 12-0 qui coupe le match
Le vrai break est arrivé dans le troisième quart. Entre 7 min 18 et 5 min 04, le Liban a placé un 12-0 pour passer de 51-42 à 63-42. Cette séquence a coupé les jambes de l’Inde.
Le run a été collectif: stops défensifs, relance propre, passes rapides, bonnes coupes et tirs ouverts. Pas d’isolation forcée, pas de basket brouillon. Le Liban a simplement exécuté plus vite et plus juste.
L’écart est ensuite monté jusqu’à 30 points, à 94-64, à 2 min 21 de la fin. L’Inde a signé un 8-0 tardif, notamment avec Sahaij Sekhon, mais sans impact réel sur le résultat.
Une rotation qui prend du poids
Cette victoire confirme la profondeur du groupe. Après Jihad El Khatib décisif en Arabie saoudite, après les bonnes séquences collectives des dernières sorties, le match en Inde a encore permis à plusieurs joueurs de gagner du volume.
Le cinq Ater Majok, Karim Zeinoun, Ali Mezher, Jihad El Khatib et Sergio El Darwich a été le plus efficace, avec un +13 en un peu plus de dix minutes. Ce type de combinaison compte pour la suite: le Liban aura besoin de densité, de minutes solides en sortie de banc et de profils capables de garder le niveau sans casser le rythme.
Côté indien, Arvind Muthu Krishnan a été le plus en vue avec 17 points, 7 passes et 3 interceptions. Mais l’Inde n’a jamais trouvé assez de continuité pour remettre la pression sur le bloc libanais.
Un bilan qui continue de se construire
Cette victoire ne change pas seulement la fiche du match. Elle renforce le dossier libanais avant le deuxième tour. Le Liban a mené pendant 39 minutes et 27 secondes. L’Inde n’a jamais été devant. Le match n’a été à égalité que 33 secondes.
Après le succès arraché à Jeddah, cette sortie en Inde offre un autre type de réponse: le Liban sait gagner dans le clutch, mais sait aussi verrouiller une rencontre quand il prend vite le contrôle.
À Ahmedabad, les Libanais ont pris l’avantage tôt, tenu le tempo, partagé la marque et protégé leur match. Qualification acquise, bilan bonifié, rotation impliquée: le travail est fait.




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