Des pourparlers entre Israël et le Liban prévus mi-juillet à Rome
L'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, le chef de cabinet du Département d'État, Daniel Holler, l'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, et l'ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Hamadeh, assistent à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au Département d'État à Washington, DC, le 3 juin 2026. ©Oliver Contreras / AFP

Une session de pourparlers directs entre Israël et le Liban doit se dérouler mi-juillet à Rome, faisant suite à une série de discussions entre ambassadeurs des deux pays à Washington, a-t-on appris mardi.

«Nous accueillons avec grand plaisir l'annonce selon laquelle le prochain cycle de pourparlers entre Israël et le Liban, facilités par les États-Unis, se tiendra à Rome», a écrit mardi sur X le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani.

Un porte-parole du ministère italien des Affaires étrangères a précisé à l'AFP que ces discussions entre ambassadeurs se dérouleront «sauf surprise» les 15 et 16 juillet.

Cette session de pourparlers sera la sixième entre les deux pays voisins, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, depuis le printemps.

Le Liban et Israël ont entamé des discussions directes à Washington mi-avril sous les auspices des États-Unis, les premières depuis des décennies entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre.

Ces pourparlers ont abouti à la signature, le 26 juin, par Israël, le Liban et les États-Unis d'un accord-cadre en vue d'«une paix durable», cinq jours après l'entrée en vigueur d'un fragile cessez-le-feu dans les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah pro-iranien depuis le 2 mars.

Cet accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des «zones pilotes» dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, affirmant agir en représailles à la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, tout en multipliant les appels à l'évacuation de pans entiers du sud du Liban. Les opérations israéliennes ont tué près de 4.300 personnes, selon Beyrouth.

AFP

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