Tout observateur averti du marché économique et financier mondial aurait pu constater que la valeur des actifs d'or auprès de la Banque du Liban s'élevait à 49 milliards de dollars américains il y a deux mois environ. Aujourd'hui le même volume de cet actif, au cours actuel, ne représente plus qu’un montant de 37 milliards de dollars américains.
Un manque à gagner inestimable si l'on joue de manière responsable et pertinente dans la cour des décideurs économiques. Pourtant, la scène politique libanaise ne renvoie paradoxalement que le spectacle d'un immobilisme effarant et d'une absence d'initiatives alarmante. Au point de se demander si l'imaginaire et le dynamisme professionnel libanais bien-pensant ne sont pas en panne.
Que dire en effet, lorsqu'on apprend, de surcroît, que plusieurs sociétés, sérieuses et de renommée mondiale, se sont manifestées auprès des autorités de tutelle, accompagnées de programmes et de réformes permettant de consolider la valeur de ce métal au jour le jour, et n'ont trouvé aucun retour digne de ce nom!
C'est bien là que le bât blesse et sème le doute sur la volonté réelle d'extirper le Liban de son mal. Il n'est plus étonnant de penser, dans ces circonstances déplorables, que le pays, dans ses composantes politiques et économiques, obéit probablement à un agenda malsain difficile à déchiffrer en ces moments difficiles



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