Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza
Photo prise depuis la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre de la fumée s'élevant après une frappe aérienne israélienne sur le village de Mayfadoun, le 30 mai 2026. ©AFP

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la «détermination d'Israël» à maintenir ses forces déployées dans des «zones de sécurité» établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été «positives» et que le processus de mise en œuvre de «zones pilotes», d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait «dans les prochains jours».

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces «zones de sécurité» dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de «la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes».

«Nous n'avons jamais demandé aux États-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières», ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une «zone de sécurité» s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

À Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Égypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.

AFP

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