Un groupe d'opposition kurde iranien en exil a affirmé dimanche qu'une frappe de drone au Kurdistan irakien avait blessé huit de ses combattants, imputant l'attaque à l'Iran.
Après le déclenchement fin février de la guerre au Moyen-Orient, le Kurdistan irakien (nord), une région riche en pétrole où sont présentes des forces américaines et des bases arrière de groupes rebelles kurdes iraniens, que Téhéran qualifie d'organisations terroristes, a été la cible d'attaques menées par l'Iran et des groupes armés irakiens pro-iraniens.
Ces frappes, qui se sont poursuivies même après le cessez-le-feu conclu en avril par les États-Unis et l'Iran, ont gagné en intensité après la réouverture, le 7 juillet, des hostilités entre les deux parties.
Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité des dernières attaques.
Dans la nuit de samedi à dimanche, «les forces iraniennes ont attaqué avec un drone» un camp du Parti de la liberté du Kurdistan (PAK) près d'Erbil, a affirmé à l'AFP un de ses représentants, Adib Khaldian. «Huit de nos membres ont été blessés», a-t-il ajouté, imputant l'attaque à l'Iran.
Vendredi, des attaques de drones et roquettes, également attribuées à l'Iran, ont tué neuf membres du Parti Komala, un autre groupe d'opposition kurde iranien.
À Erbil, capitale du Kurdistan autonome, des journalistes de l'AFP ont entendu, avant l'aube, de fortes explosions après l'activation des défenses aériennes de la ville.
Ces derniers jours, les défenses aériennes de la coalition antijihadiste dirigée par les États-Unis ont abattu plusieurs drones chargés d'explosifs au-dessus de la ville, qui abrite un vaste complexe de consulat américain, tandis que son aéroport accueille des conseillers militaires rattachés à la coalition.
Le Premier ministre du Kurdistan irakien, Masrour Barzani, a dénoncé vendredi des «attaques injustifiées» contre la région autonome, exhortant Téhéran à y mettre fin.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les installations américaines en Irak ont été ciblées plus de 600 fois par des attaques, la plupart menées par des groupes armés irakiens pro-iraniens, qui ont pour leur part dénoncé des frappes américaines à leur encontre.
AFP



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