Rubio salue une rencontre «très positive» avec Aoun et réaffirme le soutien à l'État libanais
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, s'adresse aux journalistes avant son départ de la base aérienne de Joint Base Andrews, dans le Maryland, le 19 juillet 2026. ©BRENDAN SMIALOWSKI / POOL / AFP

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a qualifié de «très positive» sa rencontre avec le président Joseph Aoun, s'exprimant devant la presse dimanche soir depuis la base militaire Andrews avant son départ pour le sommet de l'ASEAN aux Philippines.

Un gouvernement «légitime» comme condition première

Pour le chef de la diplomatie américaine, l'avenir du Liban se joue avant tout sur la capacité de l'État à asseoir son autorité sur l'ensemble du territoire. «Le mieux qui puisse arriver au Liban, c'est d'avoir un gouvernement, un gouvernement légitime - son gouvernement -, qui contrôle le pays», a-t-il affirmé.

Selon lui, le principal problème du pays réside dans l'existence d'un «mouvement politique doté d'une milice armé », financée, équipée et entraînée par l'Iran, qui utiliserait cette force pour mener des actions terroristes, en particulier contre le nord d'Israël. «Tant que ce problème existera, le Liban ne connaîtra jamais une paix pleine et entière», a-t-il averti.

«Défaire et remplacer» le Hezbollah

Interrogé sur les moyens d'affaiblir le Hezbollah, Marco Rubio a été sans détour : «Comment vaincre le Hezbollah? Comment le remplacer? On le vainc et on le remplace par un gouvernement suffisamment fort pour être la seule force détentrice des armes dans le pays» - autrement dit, un Liban où la sécurité relèverait exclusivement de l'armée libanaise, épaulée par un gouvernement capable d'apporter la prospérité à ses citoyens.

Le secrétaire d'État a précisé que les discussions avec le président Aoun ne s'étaient pas limitées aux questions sécuritaires. Washington et Beyrouth ont également évoqué les moyens d'attirer davantage d'investissements américains et internationaux au Liban, ainsi que la possibilité de rétablir des vols directs entre les deux pays - actuellement inexistants. Un processus doit être engagé pour évaluer la faisabilité et le calendrier d'une telle reprise.

Rendez-vous à la Maison-Blanche mardi

Marco Rubio a par ailleurs annoncé que le président Aoun rencontrerait le président Donald Trump mardi, rencontre qu'il a d'ores et déjà qualifiée de «très positive». Selon lui, ce déplacement permettra au chef de l'État libanais de démontrer, à son retour au pays, qu'il obtient des résultats concrets pour l'ensemble des Libanais et non pour le Hezbollah ou l'Iran. «C'est lui le gouvernement légitime, c'est avec lui que nous allons travailler, et c'est ce gouvernement qui doit être aux commandes du pays», a-t-il conclu.

Commentaires
  • Aucun commentaire