Le Liban face au risque d'une nouvelle crise des déchets imminente
De nouveaux centres de traitement sont à l'étude, mais leur financement reste en suspens. ©Al Markazia

Le Liban pourrait être confronté à une nouvelle crise des déchets dans les prochains mois, a averti le ministre des Finances, Yassine Jaber, appelant à une mobilisation rapide pour éviter une nouvelle impasse.

Le président de la municipalité de Jdeidé-Bauchrié-Sad, Auguste Bakhos, a indiqué avoir engagé des discussions avec le chef du service des déchets solides au ministère de l'Environnement, Marwan Rizkallah, afin de préparer un projet destiné à renforcer la gestion des déchets dans la région.

Selon lui, la décharge de Jdeidé devrait atteindre sa capacité maximale d'ici la fin de l'été, alors que le Conseil des ministres a prévu qu'elle soit remise à la municipalité une fois son exploitation achevée, au plus tard le 31 décembre 2026. Si aucune solution n'est trouvée d'ici là, une nouvelle crise des déchets pourrait toucher le Metn, Beyrouth et Jounieh.

M. Bakhos a indiqué que le ministère de l'Environnement avait identifié deux sites, l'un près du port de Beyrouth et l'autre à Karantina, pour la construction de centres de traitement d'une capacité de 1.200 tonnes de déchets par jour chacun. Il a toutefois regretté que les modalités de financement de ces projets demeurent incertaines après le retrait de certaines prérogatives accordées à l'Autorité nationale de gestion des déchets solides.

Il a également annoncé que sa municipalité avait obtenu l'autorisation d'aménager un terrain situé en face de la décharge de Jdeidé afin d'y construire un centre de traitement d'une capacité de 100 tonnes par jour, avec l'objectif de développer, à terme, une installation capable de traiter jusqu'à 600 tonnes quotidiennes pour l'ensemble du Metn.

Le responsable municipal a enfin appelé l'État à accélérer la mise en œuvre de solutions durables, estimant que le tri à la source, les infrastructures de traitement et la coopération entre les autorités, les municipalités et les citoyens demeuraient indispensables pour éviter une nouvelle crise environnementale.

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