Araghchi: Les sanctions économiques de Trump sont la poursuite de «politiques vouées à l'échec»
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, participe à des discussions avec le président russe à la Bibliothèque présidentielle Boris-Eltsine à Saint-Pétersbourg, le 27 avril 2026. ©Dmitry Lovetsky / POOL / AFP)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué jeudi le plan de pressions économiques du président américain Donald Trump contre Téhéran, le qualifiant de prolongement de «politiques vouées à l'échec».

«Le soi-disant +D-Day économique+ vise à détourner l'attention de la propre crise que traversent les États-Unis : une dette sans précédent et des coûts d'emprunt en hausse. Poursuivre dans des politiques vouées à l'échec ne fera qu'entraîner une nouvelle défaite et l'hostilité des Iraniens», a affirmé M. Araghchi sur X.

«Le terrorisme économique des États-Unis menace l'économie internationale et la souveraineté des pays du monde entier», a-t-il ajouté.

Mercredi, sur son réseau Truth Social, Donald Trump a annoncé «l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise contre un pays», évoquant une «guerre économique jamais vue», sans donner aucun détail sur les mesures envisagées.

M. Trump a par ailleurs menacé de «terribles» mesures économiques «tout pays» qui aiderait l'Iran.

Le conflit entre Téhéran et Washington, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines et auxquelles l'Iran a répliqué en ciblant ses voisins alliés de Washington, s'enlise et les négociations semblent au point mort.

Téhéran continue de verrouiller le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Sa réouverture est devenue une priorité pour les États-Unis qui ont imposé de leur côté un blocus aux ports iraniens.

Donald Trump mène depuis longtemps une politique de «pression maximale» consistant à imposer des sanctions économiques à l'Iran et a réinstauré ces mesures après son entrée en fonction en janvier 2025, reconduisant l'approche adoptée lors de son premier mandat.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire