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- Washington envisagerait une guerre contre l’Iran pouvant durer jusqu’en 2029
Le président américain Donald Trump s'adresse aux médias avant de monter à bord d'Air Force One à l'aéroport international de Dallas-Fort Worth, à Grapevine, au Texas, le 10 septembre 2026. Trump regagne la Maison Blanche après avoir assisté à la convention de mi-mandat du Comité national républicain. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
De hauts responsables de l’administration américaine auraient averti Donald Trump que le conflit avec l’Iran pourrait se prolonger jusqu’à la fin de son mandat, en janvier 2029, rapporte le Wall Street Journal (WSJ), citant plusieurs responsables américains.
Selon le quotidien, le vice-président JD Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio et d’autres conseillers ont évoqué avec le président, à la Maison-Blanche et dans la Situation Room, l’hypothèse d’une résistance durable de Téhéran face au blocus naval, aux sanctions et à la pression militaire américaine.
Ces discussions contrastent avec les déclarations publiques de Donald Trump, qui affirme toujours miser sur une issue rapide. Mercredi, il a assuré que la guerre prendrait fin « immédiatement » après les élections de mi-mandat de novembre, estimant que l’Iran ne pourrait « plus tenir ».
Le conflit, qui entre dans son septième mois, a déjà coûté la vie à 18 militaires américains, selon le WSJ. Washington privilégie désormais parallèlement une stratégie de pression économique de longue durée, baptisée « Operation Economic Outcast », combinant blocus naval et sanctions afin de contraindre Téhéran à démanteler son programme nucléaire.
Sur le terrain, les signes d’une installation américaine dans la durée se multiplient. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a prolongé certaines missions au Moyen-Orient jusqu’en 2027, tandis que le Pentagone prévoit de maintenir sans échéance précise plusieurs unités de défense antiaérienne parmi les quelque 50.000 militaires américains déployés dans la région. Une nouvelle unité expéditionnaire des Marines doit également être envoyée cet automne.
Les tensions restent particulièrement fortes dans le détroit d’Ormuz. Mardi, les États-Unis ont détruit cinq pétroliers iraniens après des attaques de Téhéran contre plusieurs bâtiments militaires américains, selon le journal.
Une prolongation du conflit ferait peser une pression croissante sur les capacités militaires américaines, tout en menaçant durablement les marchés énergétiques mondiaux. Le prix moyen de l’essence aux États-Unis atteignait mercredi 4,22 dollars le gallon, contre 3,19 dollars un an auparavant, avec un record jeudi de plus de 6$ le gallon.
Les responsables américains s’inquiètent également de la capacité de l’Iran à reconstituer progressivement ses stocks de missiles, de drones et d’équipements militaires, faisant craindre un conflit d’usure dans lequel ni Washington ni Téhéran ne seraient rapidement en mesure d’imposer ses conditions.
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