Le dossier des migrants syriens a dominé les propos du Premier ministre sortant, Najib Mikati, lors de l’ouverture du Conseil des ministres qui s’est tenu mardi, au lendemain de la huitième Conférence de Bruxelles sur le soutien pour l’avenir de la Syrie et de la région.

M. Mikati a repris la position du ministre sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, exprimée lors de la conférence, à savoir "la nécessité que les aides financières (octroyées par l’Union européenne) visent à encourager les Syriens à retourner dans leur pays".

Un don européen d’un milliard d’euros avait été approuvé par le Parlement, le 15 mai, à la suite d’un long débat qui avait animé la scène politique libanaise depuis le début du mois de mai.

Le Premier ministre a ainsi affirmé que, "pour la première fois, le Liban a présenté un plan d’action clair et précis pour organiser la question des réfugiés syriens". "Ce plan a été adopté par le gouvernement et soutenu par le Parlement à travers les recommandations qu’il a émises, et il consiste en la coordination entre les différents ministères et les organismes concernés dans des délais bien définis", a-t-il expliqué.

Il a aussi rappelé que M. Bou Habib a réitéré la demande du Liban de lancer la phase de redressement en Syrie et de dissocier la question des réfugiés des considérations politiques, appelant à créer des zones sûres en Syrie pour encourager le retour des migrants.

M. Mikati a également mentionné le plan commun établi par les ministres des pays arabes accueillant des réfugiés syriens, à savoir la Jordanie, l’Irak, l’Égypte et la Syrie. Ce plan consiste à "contacter la partie syrienne et à soutenir le redressement en Syrie".

 

Par ailleurs, M. Mikati a dénoncé les agressions israéliennes au Liban-Sud, rendant hommage à la "résistance à l’occasion de la fête de la Libération de l’occupation israélienne".

Parallèlement, il a salué le rôle joué par l’armée et les services de sécurité dans le contrôle de la situation sécuritaire dans le pays.

Concernant la guerre en cours à Gaza, M. Mikati a salué la décision rendue par la Cour internationale de justice, présidée par le juge Nawaf Salam, demandant à Israël de cesser immédiatement son offensive militaire sur Rafah. Il a estimé que cette décision constitue "une avancée significative pour dissuader l’ennemi israélien et l’empêcher de poursuivre son agression contre le peuple palestinien".