Le président américain Donald Trump a estimé lundi que le gouvernement libanais n’appliquait pas les termes de l’accord de paix, affirmant que sa position «s’affaiblit» et que «l’on verra ce qu’il en adviendra», lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Mar-a-Lago.
«Le Hezbollah se comporte mal, et nous verrons ce que donneront les efforts du Liban pour le désarmer», a ajouté le président américain, liant la situation libanaise aux équilibres sécuritaires régionaux.
Donald Trump et Benjamin Netanyahou ont affiché une étroite coordination sur les principaux dossiers du Moyen-Orient, notamment la Syrie, l’Iran et Gaza. Le Premier ministre israélien a affirmé que la sécurisation de la frontière avec la Syrie constituait un «intérêt vital» pour Israël, soulignant également la volonté de son pays de protéger les minorités syriennes, en particulier les Druzes et les chrétiens.
Entente avec la Syrie
Donald Trump a abondé dans ce sens, évoquant une «entente concernant la Syrie» et saluant l’action du président syrien Ahmad el-Chareh, qu’il a jugée «bonne». Il a affirmé vouloir œuvrer à une amélioration des relations entre Israël et Damas, estimant que le «président légitime» syrien finirait par parvenir à un accord avec Israël.
Sur le dossier iranien, le président américain a tenu un discours ferme tout en laissant la porte ouverte à la diplomatie. Il a assuré que les États-Unis ne permettraient pas à l’Iran de reconstruire ses capacités nucléaires et que Téhéran connaissait les conséquences d’un tel choix.
Washington «éliminerait toute menace» si l’Iran tentait de relancer son programme nucléaire, a-t-il averti, tout en précisant que les États-Unis restaient ouverts à des négociations et que les accusations de comportement hostile de l’Iran n’avaient «pas encore été prouvées». Il a rappelé que le processus de négociation avait débuté après l’élimination du général iranien Qassem Soleimani.
«Payer le prix»
Concernant Gaza, Donald Trump a estimé qu’Israël avait respecté l’accord de cessez-le-feu et a réaffirmé le soutien des États-Unis à Benjamin Netanyahou. Il a lancé un avertissement au Hamas, lui accordant un court délai pour se désarmer. «Si le Hamas ne se désarme pas dans un court délai, il devra en payer le prix», a-t-il déclaré, ajoutant que le mouvement serait détruit en cas de non-respect de ses engagements.
Donald Trump a également indiqué qu’il discuterait ultérieurement avec Benjamin Netanyahou d’un éventuel retrait de troupes de Gaza, affirmant que, si l’occasion leur était donnée, «la moitié des habitants de Gaza quitteraient le territoire».
Sur le plan régional, le président américain s’est dit confiant quant à l’absence de tensions entre Benjamin Netanyahou et le président turc Recep Tayyip Erdogan. Il s’est par ailleurs montré optimiste sur l’avenir politique du Premier ministre israélien, estimant que sa situation «serait bonne».
Benjamin Netanyahou a salué Donald Trump, affirmant qu’Israël «n’a jamais eu d’ami à la Maison-Blanche comme le président Trump». Le président américain a conclu en réaffirmant le soutien de Washington à Israël, déclarant au chef du gouvernement israélien : «Nous continuerons à vous soutenir».



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