Le président du Parlement, Nabih Berry a assuré lundi qu’il n’existe aucun obstacle à la tenue des élections législatives initialement prévues pour mai 2026.
Dans une interview accordée au quotidien Assas, le président du Parlement a abordé plusieurs dossiers politiques et régionaux majeurs.
Interrogé sur la tenue des élections législatives prévues en mai 2026, le président du Parlement a assuré qu’ «aucun obstacle n’empêche leur organisation à la date prévue». Il a précisé qu’un éventuel décalage de deux mois, jusqu’en juillet, ne constituerait pas un véritable report, mais une simple mesure technique destinée à faciliter la participation des Libanais résidant à l’étranger. Le président Joseph Aoun a confirmé cette approche, soulignant que ce léger ajustement permettrait aux expatriés de rentrer au pays pour voter pour les 128 députés. À partir de juillet, ces électeurs pourront ainsi voter dans leurs circonscriptions locales, garantissant une participation plus large et effective.
Sur le plan régional, Berry insiste sur le fait que les tensions entre les États-Unis et l’Iran n’affectent pas directement le Liban : «Quel que soit le développement régional, aucune décision au Liban ne peut se prendre sans consensus interne. Même la nomination d’un simple fonctionnaire nécessite l’accord de toutes les parties».
Concernant la relation avec l’Arabie saoudite, il rappelle que Riyad insiste pour que le pouvoir reste entre les mains de l’État libanais, soutenant l’application du discours présidentiel et du programme gouvernemental. Berry qualifie sa récente rencontre avec le prince Yazid ben Farhane, le représentant saoudien pour le dossier libanais, de «très positive et constructive».



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