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La Commission des finances et du budget a apporté plusieurs modifications importantes au projet de budget 2026 présenté par le gouvernement. Notre confrère Houna Liban en a obtenu les détails :
- Les nouvelles mesures fiscales sont supprimées, et l’augmentation de certaines taxes sera désormais limitée aux différences liées aux taux de change.
- Le ministère de la Santé bénéficiera de 4 500 milliards supplémentaires pour renforcer les soins hospitaliers et les traitements contre le cancer.
- Le fonds des enseignants, relevant du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, recevra 1 500 milliards.
- Le ministère de l’Environnement se voit attribuer 386 milliards pour financer des projets en partenariat avec les municipalités et les unions de municipalités, notamment dans le domaine de la gestion des déchets solides.
- Le budget de l’armée est renforcé pour couvrir les coûts de son déploiement au Sud et améliorer l’alimentation, l’équipement et les soins médicaux des forces armées, de la Sûreté générale, des forces de sécurité et de la sécurité de l’État.
- La Défense civile recevra 1 000 milliards supplémentaires afin de développer ses capacités et poursuivre ses missions.
- Les crédits des organismes de contrôle – Inspection générale, Autorité nationale de lutte contre la corruption, Conseil de la comptabilité, Conseil constitutionnel et Haute autorité de la discipline – sont également renforcés.
- Certains contrats de location, dont certains atteignant 300 milliards de livres par an comme le bâtiment de l’Escwa, voient leurs crédits suspendus, avec demande de renégociation par le ministère des Affaires étrangères auprès de Solidere.
- Des crédits sont alloués pour régler les arriérés des employés des centres de soins dans différentes régions, avec la mise en place d’un mécanisme entre les ministères des Finances et des Affaires sociales pour reprendre le paiement des salaires bloqués depuis sept mois.
- Les crédits destinés aux attachés économiques sont transférés au budget de réserve afin de résoudre leur situation entre les ministères des Affaires étrangères et de l’Économie.
- L’État procédera à un audit des contributions aux ONG en partenariat avec le ministère des Affaires sociales, notamment pour la «Maison de l’Artisan» et le programme «Ama ».
- Les dépenses des institutions inactives depuis plusieurs années seront suspendues, malgré leur présence annuelle dans le budget.
- Des crédits sont prévus pour plusieurs projets routiers majeurs, dont l’autoroute de Jounieh et l’autoroute arabe, en coordination entre le ministère des Travaux publics et le Conseil du développement et de la reconstruction.
- Les crédits des Mohafazat (Nord, Mont-Liban, Bekaa, Baalbek-Hermel, Nabatiyé et Akkar) sont renforcés afin de développer leurs infrastructures et leurs services.
- L’Université libanaise se voit allouer 961 milliards pour augmenter les tarifs des heures contractuelles et régler les dettes accumulées liées aux bâtiments, à la maintenance et aux loyers.
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