Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, dans son 18ᵉ jour mardi :
Liban: frappes sur Beyrouth, Israël appelle les habitants de Tyr à évacuer
L’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes dans la capitale libanaise et sa banlieue, dans la nuit de mardi à mercredi.
Plus tôt dans la soirée, le Hezbollah a tiré plus de 100 roquettes, incluant des missiles balistiques depuis la Békaa, vers le nord d’Israël, selon les médias israéliens.
L'armée israélienne a indiqué mardi soir qu'elle allait "agir avec force" contre le mouvement islamiste Hezbollah à Tyr, dans le sud du Liban, appelant les habitants de la quasi-totalité de cette ville inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco à évacuer.
"Alerte urgente aux habitants de la ville de Tyr ainsi que des camps et quartiers environnants", l'armée va "agir avec force" contre des infrastructures militaires du Hezbollah, a déclaré sur X un porte-parole en langue arabe de l'armée, le colonel Avichay Adraee.
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.
Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.
Deux personnes tuées en Israël par des frappes iraniennes
Deux personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi près de Tel-Aviv, selon les services de secours, la police israélienne faisant pour sa part état de chute dans le même secteur de fragments de projectiles provenant de frappes iraniennes.
Les secouristes du Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix Rouge, ont diffusé des images montrant des dégâts importants, notamment une vidéo d'une voiture en feu et des décombres provenant de plusieurs sites.
Par ailleurs, au moins deux explosions ont été entendues à Jérusalem tôt mercredi matin, après l'annonce par l'armée israélienne d'une nouvelle salve de missiles tirés depuis l'Iran.
L'Iran confirme la mort d'Ali Larijani
L'Iran a confirmé mardi la mort d'Ali Larijani, son puissant chef de la sécurité, considéré comme l'un des dirigeants les plus influents de la République islamique, et Israël a juré de «traquer, trouver et neutraliser» le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
L'Iran confirme la mort d'Ali Larijani, Israël promet le même sort à Mojtaba Khamenei
«Ce matin, nous avons éliminé Ali Larijani, le chef (d')une bande de gangsters qui dirige en réalité l'Iran», a déclaré le Premier ministre israélien, évoquant le chef de l'appareil sécuritaire iranien. «Nous ébranlons ce régime dans l'espoir de donner au peuple iranien une chance de s'en débarrasser», a-t-il ajouté, et «si nous persévérons, nous leur donnerons l'occasion de prendre leur destin en main».
Tom Barrack réfute toute intervention syrienne au Liban
L’envoyé spécial américain pour la Syrie, l’ambassadeur en Turquie Tom Barrack, a démenti mardi des informations selon lesquelles Washington encouragerait Damas à déployer des troupes au Liban pour désarmer le Hezbollah, qualifiant ces allégations de «fausses et trompeuses».
L’émissaire américain pour la Syrie dément tout projet d’envoi de troupes au Liban par Damas
L'armée américaine bombarde des sites de missiles iraniens près d'Ormuz
Les États-Unis ont «avec succès» bombardé des sites de missiles antinavires iraniens près du détroit d'Ormuz à l'aide de bombes anti-bunkers, a annoncé mardi l'armée américaine.
«Il y a quelques heures, les forces américaines ont utilisé avec succès plusieurs bombes pénétrantes de 5 000 livres (2,3 tonnes) contre des sites de missiles iraniens situés le long de la côte iranienne près du détroit d'Ormuz», a déclaré le Commandement central américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
Roquettes et drones interceptés au Koweït et en Arabie saoudite
Des roquettes et des drones ont ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les territoires de l'Arabie saoudite et du Koweït, ont annoncé les autorités de ces deux pays du Golfe.
En Arabie saoudite, un porte-parole du ministère de la Défense a écrit sur X que l'armée avait détruit six drones dans l'est du pays. «Les défenses aériennes du Koweït interceptent des attaques hostiles de roquettes et de drones», a indiqué pour sa part, également sur X, l'armée de l'émirat.
L'ambassade américaine à Bagdad de nouveau visée
Une nouvelle attaque de drone a atteint mercredi matin l'ambassade américaine à Bagdad, a déclaré une source sécuritaire à l'AFP, dont un journaliste a entendu une explosion.
«Un drone a directement touché» l'ambassade, déjà attaquée à plusieurs reprises ces derniers jours, a indiqué à l'AFP cette source, sans préciser s'il y a ou non des dégâts. Un deuxième responsable de la sécurité a indiqué que le drone était tombé «près de la barrière de sécurité de l'ambassade».
Iran: l'aviation israélienne prend de nouveau pour cible la milice Bassidj à Téhéran
«À la suite de l'élimination du commandant du Bassidj (Gholamréza Soleimani, NDLR), l'armée de l'air a attaqué, ces dernières heures, des soldats et des positions» de cette même milice «déployés dans toute la ville de Téhéran», indique un communiqué de l'armée.
Ce texte est accompagné d'une vidéo qui montre une frappe aérienne, apparemment sur un barrage de contrôle sur une artère routière fréquentée.
La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient
«Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable», a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse à Ankara, jugeant «impératif de mettre un terme au plus vite» au conflit en cours.
«Les assassinats politiques perpétrés par Israël, notamment ceux visant des hommes d'État et des politiciens iraniens, constituent des actes illégaux contraires au droit de la guerre», a-t-il aussi déclaré.
Iran: Trump dit n'avoir «plus besoin d'aide» de la part des alliés des États-Unis
Donald Trump, après que sa demande d'assistance pour rouvrir le détroit d'Ormuz a été rejetée par la majorité des alliés des États-Unis, a assuré mardi n'avoir «plus besoin d'aide».
«Les États-Unis ont été informés par la plupart de nos, alliés, de l'Otan qu'ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
«Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN» a assuré le président américain, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.
Détroit d'Ormuz: la France pas prête à des opérations «dans le contexte actuel»
«Nous ne sommes pas partie prenante au conflit et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel», a dit le président français Emmanuel Macron, opposant une fin de non-recevoir à Donald Trump.
«Par contre (...) une fois que le cœur des bombardements aura cessé, nous sommes prêts, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité d'un système d'escorte», a-t-il ajouté.
Les autorités iraniennes appellent la population à manifester son soutien
Les autorités iraniennes ont appelé la population mardi à se manifester «sur toutes les places des villes» pour un «rassemblement populaire afin de déjouer les complots potentiels des ennemis sionistes», peu avant une nuit de festivités liées au Nouvel an persan.
Le Hezbollah dément toute implication dans un projet de «sabotage» au Koweït
«Le Hezbollah dément catégoriquement (...) la teneur des accusations du ministère koweïtien de l'Intérieur (...)», a déclaré le groupe armé dans un communiqué, ajoutant n'avoir «ni cellules, ni membres ni formations au Koweït».
Opposé à la guerre en Iran, un haut responsable de l'antiterrorisme américain annonce sa démission
«Je ne peux, en toute conscience, soutenir la guerre qui se déroule actuellement en Iran», a déclaré Joseph Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, dans sa lettre de démission adressée au président Donald Trump et qu'il a partagé sur X.
«L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d'Israël et de son puissant lobby américain», poursuit-il.
«J'ai toujours pensé qu'il était faible en matière de sécurité», a par la suite réagi le président américain Donald Trump, estimant que cette démission était «une bonne chose».
AFP









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