Le président de la République, Joseph Aoun, a réaffirmé jeudi la nécessité d’un cessez-le-feu et de la mise en place des garanties nécessaires à son succès par les parties concernées, estimant que l’initiative de négociation qu’il avait annoncée restait valable.
«La poursuite de l’escalade militaire entrave le lancement des négociations. L’arrêt des hostilités est indispensable pour créer les conditions favorables aux négociations, ce qui n’est actuellement pas le cas en raison de l’ampleur des opérations militaires, de la destruction des villages et localités du Sud, et des centaines de victimes, de blessés et de plus d’un million de déplacés», a déclaré M. Aoun lors d’un entretien avec le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.
«Dès l’instauration d’un cessez-le-feu, il serait possible d’activer le mécanisme de négociation dans tout lieu convenu, l’essentiel étant de stopper l’escalade», a-t-il ajouté.
M. Barrot a «exprimé la disponibilité de la France à œuvrer pour mettre fin à l’escalade militaire, en s’appuyant sur l’initiative de négociation courageuse annoncée par le président Aoun», selon la présidence libanaise.
Le président Aoun a également réaffirmé le souhait du Liban de maintenir la présence des forces internationales dans le Sud pour veiller à l’application de tout accord éventuel.
Dans le cadre de ses rencontres officielles, M. Barrot, a été reçu à Aïn el-Tiné par le président de la Chambre, Nabih Berry. Ce dernier a souligné que l’application de l’accord conclu en novembre 2024 sous médiation américano-française, ainsi que le respect de ses dispositions par Israël, permettraient de mettre fin aux hostilités et de favoriser le retour des déplacés. Il a insisté sur la nécessité d’activer le «mécanisme» prévu par cet accord, en tant que cadre de suivi, d’application et de négociation.
Les discussions ont porté sur l’évolution de la situation au Liban et dans la région, sur fond de poursuite des frappes israéliennes à travers le territoire libanais. M. Berry a renouvelé ses remerciements à la France et au président Emmanuel Macron pour leurs efforts en vue de mettre un terme à la guerre, ainsi que pour leur soutien à la souveraineté et à l’unité du Liban.
M. Barrot s’est également rendu à Bkerké pour une rencontre avec le patriarche Béchara Raï. Il a quitté sans faire de déclaration,



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