Le président de la République, Joseph Aoun, a réaffirmé jeudi la nécessité d’un cessez-le-feu et de la mise en place des garanties nécessaires à son succès par les parties concernées, estimant que l’initiative de négociation qu’il avait annoncée restait valable.
«La poursuite de l’escalade militaire entrave le lancement des négociations. L’arrêt des hostilités est indispensable pour créer les conditions favorables aux négociations, ce qui n’est actuellement pas le cas en raison de l’ampleur des opérations militaires, de la destruction des villages et localités du Sud, et des centaines de victimes, de blessés et de plus d’un million de déplacés», a déclaré M. Aoun lors d’un entretien avec le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.
«Dès l’instauration d’un cessez-le-feu, il serait possible d’activer le mécanisme de négociation dans tout lieu convenu, l’essentiel étant de stopper l’escalade», a-t-il ajouté.
M. Barrot a «exprimé la disponibilité de la France à œuvrer pour mettre fin à l’escalade militaire, en s’appuyant sur l’initiative de négociation courageuse annoncée par le président Aoun», selon la présidence libanaise.
Le président Aoun a également réaffirmé le souhait du Liban de maintenir la présence des forces internationales dans le Sud pour veiller à l’application de tout accord éventuel.



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