Réunion du Conseil de sécurité à huis clos sur l'Iran, à la demande de Moscou
Le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunit à huis clos vendredi pour discuter de l'Iran ©ANGELA WEISS/AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir à huis clos vendredi, à la demande de Moscou, sur la guerre engagée par les États-Unis et Israël contre l'Iran depuis le 28 février, selon un représentant russe cité par l'agence Tass.

Les États-Unis, qui assurent la présidence du Conseil de sécurité ce mois-ci, ont fixé la réunion à 10H00 à New York (14H00 GMT), selon TASS.

La Russie a demandé une réunion après des frappes israélo-américaines visant des infrastructures civiles en Iran, a déclaré Evgueni Ouspenski, porte-parole du représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU.

«La Fédération de Russie a demandé la tenue de consultations à huis clos au Conseil de sécurité de l’ONU en raison des frappes en cours contre des infrastructures civiles en Iran, notamment des établissements d'enseignement et de santé», a-t-il indiqué, cité par l'agence russe.

Une frappe survenue le premier jour de la guerre a touché un bâtiment, apparemment une école, dans la ville méridionale iranienne de Minab, tuant plus de 150 enfants, selon les autorités.

Les conclusions préliminaires d’une enquête du Pentagone, rapportées par le New York Times, ont montré qu’un missile de croisière américain Tomahawk avait frappé l'école en raison d’une erreur de ciblage.

La campagne militaire américano-israélienne a visé les hauts dirigeants iraniens, des sites de missiles et des infrastructures militaires, provoquant une riposte iranienne d'envergure à travers le Golfe et la fermeture de facto du stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondial.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU tiendra vendredi à Genève une réunion distincte consacrée à la frappe meurtrière contre l’école.

Jeudi, Beyrouth a annoncé saisir aussi le Conseil de sécurité de l'ONU pour les actions israéliennes qui «menacent la souveraineté» du Liban.

AFP

 

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