Israël a mené une série de frappes sur Beyrouth mercredi, visant plusieurs quartiers de la capitale libanaise ainsi que sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, a indiqué un média d'État. L’État hébreu a aussi bombardé le Sud et la Békaa dans le même temps.
Plusieurs panaches de fumée s'élèvent des quartiers visés à Beyrouth et dans sa banlieue. Des scènes de panique ont été constatées dans les rues de la capitale.
#Dégâts sévères à Corniche El Mazraa suite aux #raids israéliens. pic.twitter.com/YcvxUt46FS
— Ici Beyrouth (@Icibeyrouthnews) April 8, 2026
Images de destruction après un raid israélien près de #MarElias pic.twitter.com/qhj7hvpbgM
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Les frappes violentes ont visé à Beyrouth les quartiers de Jnah, Manara, Salim Salam, Mazraa, Mar Elias et Barbour, Bir Hassan, Ain el-Tiné, Hay el-Sellom, Chiyah, Bour el-Brajné, Msseitbé,Basta ainsi que Bchémoun, Choueifat, Aramoun, Keifoun, et Souk el-Ghareb, au Mont-Liban, Deir Kanoun el-Nahr, Ansar, Bayssariyé, Jouwaya, Hounin el-Tahta, Zefta, Tyr, Zahrani, Sarafand, Haret Saida, au Liban-Sud et Karak, Chmestar, Sohmor et Douris, dans la Békaa.
Le ministre de l’Intérieur a indiqué avoir donné les directives nécessaires pour renforcer immédiatement la présence sécuritaire sur le terrain et aux abords des hôpitaux, faciliter la circulation des ambulances, des équipes de la protection civile et des pompiers, et garantir une réponse rapide aux opérations de secours et d’évacuation.
Le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, a fait état de centaines de victimes et de blessés à travers le pays à la suite de l’agression israélienne.
Les forces de sécurité appellent les citoyens à libérer les routes pour permettre aux secours de transporter les victimes et à ne se déplacer qu’en cas de nécessité absolue, notamment dans les zones ciblées.
Le Centre des opérations d’urgence sanitaire du ministère de la Santé publique a publié le communiqué suivant :
« L'aviation israélienne a mené une série de frappes simultanées sur plusieurs régions du Liban, faisant d’après un bilan préliminaire des dizaines de morts et des centaines de blessés.
Le ministère de la Santé publique souligne que la priorité absolue à ce stade est la réalisation des opérations de secours, le sauvetage des personnes encore ensevelies sous les décombres, ainsi que la prise en charge médicale de tous les blessés, avec leur distribution dans les hôpitaux en fonction de leur état.
Le ministère appelle donc tous les citoyens à réduire au maximum la circulation, en particulier dans les quartiers de Beyrouth, afin de faciliter l’accès aux équipes de secours et de permettre les interventions d’urgence.»
La Croix-Rouge: 100 ambulances sont actuellement déployées dans les zones ciblées, et leurs équipes travaillent activement à transporter les blessés vers les hôpitaux.
Selon la chaîne israélienne 12, l’un des objectifs visés au Liban était le siège du bureau d’urgence du secrétaire général adjoint du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, bien qu’il y ait des incertitudes quant à sa présence sur place.
Le chef d’état-major, Eyal Zamir, depuis la salle de commandement de l’aviation lors du lancement des frappes au Liban, a annoncé que les frappes contre le Hezbollah se poursuivront dans le cadre de l’opération « Ténèbres éternelles » continuer à frapper le Hezbollah terroriste et à exploiter chaque opportunité. «Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord. Les raids se poursuivront sans interruption.»
L’armée israélienne, par la voix de son porte-parole Avichay Adraee, a annoncé avoir mené la plus grande frappe à travers le Liban depuis le début de l’« Opération Lion Rugissant». En l’espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, l’armée a ciblé environ 100 quartiers généraux et infrastructures militaires du Hezbollah.
«Il y a peu, l’armée de défense a mené une vaste opération visant des quartiers généraux et des infrastructures militaires du Hezbollah dans Beyrouth, la Békaa et le sud du Liban. Il s’agit de la plus grande frappe visant les infrastructures du Hezbollah depuis le début de l’opération», a écrit Adraee.
Il a ajouté que la frappe avait ciblé :
- Des quartiers généraux, centres de commandement et de contrôle, et systèmes militaires du Hezbollah, ainsi que des structures de renseignement utilisées par le groupe pour planifier et diriger des attaques contre l’armée israélienne et les civils d’Israël.
- Des infrastructures de systèmes de tirs et maritimes du Hezbollah, responsables du lancement de roquettes vers les forces israéliennes sur terre et en mer, ainsi que vers le territoire israélien.
- Des installations de la force Radwan et de l’unité aérienne 127, des unités d’élite du Hezbollah.
La frappe s’est appuyée sur des renseignements précis et a été planifiée pendant plusieurs semaines par le Commandement des opérations, le renseignement militaire, l’aviation et le Commandement nord, dans le but de porter un coup profond au Hezbollah.
Adraee a souligné que la plupart des infrastructures ciblées se trouvaient au cœur de zones civiles, reflétant l’usage que fait le Hezbollah des civils libanais comme boucliers humains pour protéger ses activités. Avant l’exécution des frappes, des mesures ont été prises pour minimiser autant que possible les victimes civiles.
Il a conclu : «Le Hezbollah a choisi de s’impliquer dans le conflit sous l’égide du régime iranien, au détriment du Liban et de ses citoyens. L’État libanais et sa population doivent s’opposer à la présence militaire du Hezbollah dans les zones civiles et à ses efforts de militarisation.»



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