Décès d'un Casque bleu indonésien blessé le 29 mars dans le sud du Liban
Des soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) commémorent le 77ᵉ anniversaire de la Journée des Casques bleus de l’ONU au quartier général de la force, dans le village de Naqoura, au sud du Liban, le 29 mai 2025. ©Mahmoud Zayyat / AFP

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a annoncé vendredi le décès d’un Casque bleu indonésien qui avait été blessé le 29 mars dans une attaque contre sa base.

«La Finul déplore le décès, survenu aujourd’hui (vendredi), du caporal Rico Pramudia, qui avait été grièvement blessé à la suite de l’explosion d’un projectile dans sa base à Aadchit al-Qusayr dans la nuit du 29 mars», a déclaré la Finul dans un communiqué.

Son décès porte à six le nombre de Casques bleus tués depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, dans laquelle la force onusienne est prise en étau. Une trêve est en vigueur depuis le 17 avril.

Le 29 mars, un Casque bleu indonésien a été tué, et un second grièvement blessé, par un tir de projectile sur cette position où des affrontements avaient lieu entre Israël et le Hezbollah.

Le lendemain, deux autres soldats indonésiens de la même force ont été tués par une explosion ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan, et deux autres blessés.

Selon les résultats d’une enquête préliminaire de l’ONU, un obus de char israélien est responsable de l’explosion fatale du 29 mars, et un engin explosif improvisé probablement posé par le Hezbollah est en cause à Bani Hayyan.

L’Indonésie a exhorté le 10 avril le Conseil de sécurité de l’ONU à mener une enquête approfondie sur ces événements.

Deux soldats français de la Finul ont en outre été tués dans une embuscade le 18 avril dans la région de Deir Kifa dans le sud du Liban. Les autorités françaises et l’ONU ont attribué l’attaque au Hezbollah, qui a nié toute implication.

Les forces onusiennes avaient rappelé que «les attaques délibérées contre les Casques bleus constituent de graves violations du droit international humanitaire ainsi que de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, et peuvent s’apparenter à des crimes de guerre».

La Finul sert de force de maintien de la paix entre Israël et le Liban depuis 1978 dans le sud du Liban et compte près de 8.200 soldats issus de 47 pays.

AFP

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