Le membre du Conseil politique du Hezbollah et ancien ministre Mahmoud Qomati a estimé que la confrontation actuelle sur la scène interne oppose deux visions: l’une considérant qu’Israël poursuit un projet d’expansion et d’occupation, et l’autre jugeant possible une voie d’accords et de négociations avec cet État. Il a affirmé que les expériences passées démontreraient, selon lui, qu’Israël ne respecte ni les engagements ni les accords.
Le responsable du Hezbollah a vivement critiqué l’idée d’un dialogue direct avec Israël, s’adressant au président de la République, Joseph Aoun. Il lui a demandé «de quel droit il contourne un pilier de l’État, le président du Parlement Nabih Berry», remettant en cause, selon ses propos, la légitimité de décisions unilatérales concernant le sort du Liban, qu’il estime contraires à la Constitution et à l’unité nationale.
Toutefois, Qomati semble occulter le fait que le Hezbollah a entraîné le Liban dans une guerre de soutien à l’Iran sans consulter le président de la République ni, d’ailleurs, le peuple libanais. De même, lors de la guerre de soutien à Gaza en 2023, le mouvement n’aurait pas sollicité l’avis des Libanais.
Le responsable du Hezbollah a plaidé pour des négociations indirectes avec Israël, sans reconnaissance, estimant que cela permettrait de préserver une position nationale unifiée et d’éviter toute adoption d’agendas étrangers.
Il a également affirmé que ni la négociation directe ni indirecte ne permettraient d’atteindre les objectifs nationaux, estimant qu’Israël ne se retirerait que sous la pression de la force, et réaffirmant le rôle central de la milice dans cette équation.
Enfin, l’on pourrait s’interroger sur la légitimité des critiques formulées par Qomati à l’égard du chef de l’État alors que le Hezbollah opère, lui-même, en dehors du cadre de l’État avec ses armes, sans respecter ni les décisions constitutionnelles ni l’autorité des institutions, et en agissant en marge des lois en vigueur.



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