Le président de la République, Joseph Aoun, a affirmé que les négociations en cours à Washington sur la situation au Liban étaient distinctes des discussions tenues la semaine dernière en Suisse entre les États-Unis et l’Iran sous médiation qatarie et pakistanaise.
Recevant une délégation parlementaire britannique à Baabda, le chef de l’État a indiqué que les efforts se poursuivaient pour consolider le cessez-le-feu dans le sud du Liban. Selon lui, cette étape doit être suivie par le retrait des forces israéliennes, le déploiement de l’armée libanaise, le retour des habitants dans leurs villages, la libération des détenus ainsi que le lancement du processus de reconstruction.
Joseph Aoun a également précisé que la question des «zones pilotes», destinées à accueillir dans un premier temps le déploiement de l’armée libanaise, restait à l’étude dans l’attente de l’accord de la partie israélienne.
Le président a par ailleurs souligné l’importance du soutien britannique au Liban, exprimant l’espoir que Londres continue d’appuyer les efforts visant à maintenir une présence internationale dans le sud du pays après le début du retrait de la Finul prévu au début de l’année 2027.
Par ailleurs, Joseph Aoun a reçu le ministre de la Défense, Michel Menassa, avec lequel il a passé en revue la situation sécuritaire dans le pays, en particulier dans le Sud après l’annonce du cessez-le-feu. Les discussions ont également porté sur les besoins de l’institution militaire et les moyens de renforcer ses capacités.



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