Alors que des informations circulent sur une possible pénurie d’essence au Liban et que certaines stations-service ont fermé leurs portes dimanche soir faute de stocks, les autorités du secteur assurent qu’il n’existe pas, à ce stade, de crise d’approvisionnement.
Le représentant des distributeurs de carburants, Fadi Abou Chacra, a affirmé que «la situation ne correspond pas à une crise d’essence au Liban». Il a expliqué que les entreprises disposant encore de stocks continuent d’approvisionner normalement les stations-service, tandis que d’autres attendent le déchargement de leurs cargaisons de navires.
Selon lui, le problème se limite à un retard dans l’arrivée des navires, qui devraient être déchargés dans les prochaines 48 heures. Il a assuré que plusieurs stations fonctionnent normalement et que l’essence reste disponible jusqu’à présent.
De son côté, le président de l’Association des compagnies importatrices de pétrole au Liban, Maroun Chammas, a assuré qu’il n’existait pas de crise d’essence au Liban. Dans une déclaration à une chaîne de télévision locale, il a indiqué que «plus de 120.000 tonnes d’essence arriveront au Liban au cours des trois prochains jours, ainsi que plus de 60.000 tonnes de mazout durant la même période».
Les agriculteurs menacent d’un mouvement de protestation
Le président de l’Union nationale des agriculteurs libanais, Ibrahim Terchichi, a appelé les agriculteurs à «se préparer à une grève générale et globale, accompagnée de la fermeture des routes sur l’ensemble du territoire libanais», en signe de protestation contre la crise «fabriquée» des carburants qui touche la Békaa.
Il a estimé que cette situation était due à «la monopolisation par les compagnies pétrolières et leur volonté d’augmenter leurs profits au détriment des citoyens et des secteurs productifs».



Commentaires