Le département américain du Trésor a ajouté jeudi quatorze personnes et cinq entreprises à la liste des ressortissants spécialement désignés et des personnes bloquées du Bureau de contrôle des actifs étrangers (Ofac). Ces nouvelles sanctions ciblent notamment des individus et des entités établis au Liban et présentés comme liés au Hezbollah, ainsi que des réseaux associés aux Kataëb Hezbollah en Irak et au commerce iranien.
Les personnes et entreprises désignées s’exposent également à des sanctions secondaires, selon les différents régimes juridiques invoqués par l’administration américaine.
Quatre Libanais et deux entreprises visés
Parmi les personnes ajoutées à la liste figurent quatre ressortissants libanais: Abdallah Hamiyé, Hussein Ibrahim, Ghaith Hussein Wehbé et Mervat Jamil Zahreddine.
L’Ofac présente les trois premiers comme directement liés au Hezbollah. Mervat Zahreddine est, pour sa part, associée à Hamdi Zaher el-Dine, déjà visé par les sanctions américaines.
Deux entreprises établies au Liban ont également été inscrites sur la liste: Gold Pro SARL, basée à Beyrouth, et la société de change Youssef Ibrahim Mansour and Partner for Exchange, implantée à Chtaura et Zahlé. Toutes deux sont également reliées par le Trésor américain à Hamdi Zaher el-Dine.
Amir al-Makansi, un ressortissant syrien présent en Turquie et en Syrie, a par ailleurs été sanctionné pour ses liens présumés avec ce même individu. Ces désignations relèvent notamment du règlement américain relatif aux sanctions financières contre le Hezbollah.
Un réseau lié aux Kataëb Hezbollah en Irak
La nouvelle liste comprend également plusieurs ressortissants irakiens associés par Washington aux Kataëb Hezbollah ou à leurs réseaux. Deux entreprises irakiennes ont été ajoutées à la liste: Ain al-Iraq for Protection Systems Technology and Audio, Visual, and Communications Solutions Company et Al Brouj for General Contracting Company.
Des sanctions visant aussi le commerce avec l’Iran
L’Ofac a en outre sanctionné Shams and Bahr Trading Company, une société établie à Dubaï, en vertu du décret américain visant certains secteurs de l’économie iranienne.
Deux hommes d’affaires irakiens possédant également, selon le Trésor, les nationalités canadienne ou turque ont été désignés pour leurs liens avec cette entreprise: Abdulhasan Ali Akbar Namdar al-Mandalawi et Majid Ali Akbar Namdar al-Mandalawi.
Durcissement de la politique de licences
Parallèlement à ces désignations, l’Ofac a annoncé un durcissement de sa politique d’octroi de licences spécifiques relatives à l’Iran, dans le cadre de l’opération «Economic Outcast».
Désormais, les demandes seront examinées selon une présomption de refus, sauf obligation légale ou circonstances particulières, notamment lorsqu’il existe un risque pour la vie, l’intégrité physique ou la sécurité environnementale.
L’organisme américain a également annoncé qu’un individu avait accepté de verser 1.427.230 dollars pour mettre fin à des poursuites civiles potentielles. Il lui était reproché d’avoir fourni des services de conseil et de gestion à une importante entreprise iranienne de solutions informatiques, reçu des dividendes d’origine iranienne sur des comptes bancaires américains et acquis des biens immobiliers en Iran.
L’Ofac a qualifié ces violations présumées de graves et précisé qu’elles n’avaient pas été volontairement déclarées. L’enquête a été menée en coopération avec le bureau du FBI à Los Angeles.



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