La justice prononce un non-lieu en faveur de Riad Salamé
L'ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé. ©Al-Markazia

Le conseil juridique de l'ancien gouverneur de la Banque du Liban, Maître Wassim El Ghaoui, a publié le communiqué suivant :

«Le 14 juillet 2026, la Chambre d'accusation de Beyrouth a prononcé un non-lieu en faveur de l'ancien gouverneur de la Banque du Liban, M. Riad Salamé, du chef du crime d'atteinte à la Constitution prévu à l'article 301 du Code pénal, dans le cadre de la plainte pénale directe déposée par M. Talal Abou-Ghazaleh. Cette décision est intervenue après que le juge d'instruction de Beyrouth, Mme la présidente Roula Safir, eut rendu, le 18 juin 2026, une ordonnance de mise en accusation considérant que les déclarations de l'ancien gouverneur de la Banque du Liban visant à rassurer le public sur la situation de la livre libanaise constituaient le crime d'atteinte à la Constitution libanaise, et que la perte subie par tout déposant sur ses dépôts constituait également le crime d'atteinte à la Constitution.

L'ordonnance de mise en accusation, qui avait été publiée dans les médias et présentée comme une avancée judiciaire, constituait un précédent judiciaire dangereux, dépourvu de tout fondement juridique, en ce qu'elle imputait personnellement à l'ancien gouverneur de la Banque du Liban la responsabilité de la crise financière et considérait que tout déposant auprès des banques libanaises était victime du crime d'atteinte à la Constitution, dont l'ancien gouverneur serait personnellement et pénalement responsable.

La Chambre d'accusation de Beyrouth a appliqué exclusivement la loi et les principes du droit pénal, rétablissant ainsi l'affaire dans son cadre juridique et judiciaire approprié en prononçant un non-lieu en faveur de l'ancien gouverneur de la Banque du Liban, M. Riad Salamé, en raison de l'absence des éléments constitutifs de l'infraction alléguée. Ce faisant, elle a empêché que l'ordonnance de mise en accusation ne devienne un précédent dangereux en vertu duquel toute infraction portant atteinte aux biens, telle que le vol, l'abus de confiance, le détournement de fonds ou l'escroquerie, soit qualifiée de crime d'atteinte à la Constitution.

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