Juste après avoir reçu l’Oscar du meilleur film international pour Drive My Car, le cinéaste japonais, Ryūsuke Hamaguchi, revient titiller notre tempo amoureux avec sa dernière production Contes du hasard et autres fantaisies.

À l’échelle du réalisateur japonais de 43 ans, ces trois histoires de quarante minutes chacune, très dialoguées, sont de tout petits métrages: son Drive My Car, encensé par la critique depuis sa présentation à Cannes (Prix du Scénario), disséquait une relation en plus de trois heures et sa saga Senses se déployait sur cinq heures.

Une fois de plus, ces " Contes ", en salles mercredi, mettent en scène, dans le Japon d’aujourd’hui, des personnages dont la trajectoire amoureuse est percutée par le hasard et la coïncidence.

Le film, qui a des accents de John Cassavetes et d’Eric Rohmer, avait remporté le Grand prix du jury à la Berlinale en 2021 mais, pandémie oblige, ne sort que cette année sur les écrans français, après le triomphe de Drive My Car.

Dans le premier court métrage, une jeune femme comprend que la nouvelle conquête de sa meilleure amie est son propre ex, qu’elle a quitté deux ans plus tôt.

" Les gens sont profondément différents les uns des autres et on ne peut en fait jamais vraiment comprendre l’autre ", expliquait le réalisateur lors de la Berlinale (qui se tenait alors en ligne), assumant de creuser un sillon universel.

" C’est très dur pour un film de montrer cette brutalité de la condition humaine car un film doit aussi être apprécié du public ", poursuivait celui qui travaille à partir de très longues répétitions de leurs textes par les acteurs – ici dix jours pour chaque film de 40 minutes.

Avec AFP

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