Une histoire du Mont-Liban au Vᵉ siècle, avec Abraham de Cyr
Le Mont-Liban, dépourvu de terres agricoles, ne semblait intéresser personne. Il restait isolé entre ses gorges profondes et ses sommets enneigés. Les envoyés de Byzance n’ont pas réussi à ouvrir la moindre brèche dans ces montagnes, alors que le littoral phénicien leur était tout acquis. Ce sont donc des missionnaires plus ...
La religion phénicienne selon Méliton
Des stations, comme celles du chemin de croix, se dessinaient entre Byblos et Aphqa, comme à Ghiné et Machnaqa qui signifie justement passion (souffrance) en phénicien et en syriaque. Enfin, pour symboliser la résurrection dans la renaissance de la nature, il est fait appel aux jardins d’Adonis.
En l’an de grâce 175, Méliton de Sardes ...
La cosmogonie phénicienne de Sanchoniathon
Converti en archéologue au IIIᵉ siècle, Sanchoniathon s’en est allé recopier les textes des stèles à travers les cités et les montagnes de Phénicie. Grâce à ces documents, il a pu reconstituer la cosmogonie qui traite de la création du monde et du Liban, ainsi que de la nature des divinités phéniciennes.
Au IIIᵉ siècle avant ...
La nation, vue par Ernest Renan (2/2)
Pour Ernest Renan, «l’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours». Rien n’est immuable. C’est le peuple, constitué d’êtres libres, qui est sacré, non pas le pays, supposé le servir. Lorsque des doutes s’élèvent concernant un territoire, il convient de consulter la population locale, non pas les idéologues ...
La nation, vue par Ernest Renan (1/2)
Titulaire de la chaire d’hébreu, auteur d’une «Histoire du peuple d’Israël», chef de la campagne archéologique de Phénicie en 1860, Renan a enrichi au Levant ses observations, déjà acquises en Europe, sur les notions de culture et d’identité. Il cherche à saisir ce qui différencie une société d’une autre, comment définir un ...
Saints-Serge-et-Bacchus, Éhden
Une dalle d’autel du XIIe siècle sur laquelle est mentionnée «Petros patriarko de Lévnon», qui signifie «Pierre patriarche du Liban». L’emploi de ce titre ne peut qu’attirer l’attention du connaisseur. Ce même phénomène se retrouve dans plusieurs manuscrits médiévaux. Aussi l’emploi ici, du nom «Liban» tout court, au lieu ...
Les deux inscriptions de Gosta
À la première ligne, le patriarche est dépeint très communément comme «couronne de notre paroisse». Cependant, dès la ligne suivante, il est appelé «pilier glorieux de notre nation». Alors que la référence est partout ailleurs ecclésiastique, ici au Mont-Liban, elle est nationale. L’Église maronite s’est distinguée du reste des ...
Libéralisme et fondamentalisme
La destruction politique et économique du Liban par la milice fondamentaliste et totalitaire du Hezbollah se voit accompagnée d’une volonté parallèle de désintégration de son identité. Pour ceux qui se disent laïcs et libéraux, l’identité est perçue comme une entrave au vivre-ensemble et une rétrogradation vers le passé. Ils ...
Saint Augustin, l’engagement politique
Saint Augustin a permis à la pensée chrétienne de s’affranchir de son antipolitisme. Il a reconnu la nature coercitive de l’État et l’importance de l’engagement des êtres humains dans la politique qui est à la base de la construction de la société. Et au cœur de cette construction, il a placé la famille, le «regnum uxorium» ...
Charles Corm et l’esprit libanais
À la fois magnat des affaires, auteur, poète et philanthrope, Charles Corm a érigé son empire pour le mettre ensuite au service de sa nation. Les auteurs du roman national libanais ont été des patriarches comme Estéphanos Douaihy, des évêques comme Gabriel Barcleius, ou des intellectuels comme Charles Corm. Ils ont fondé le Liban dans ...