L’ancien joueur du Club sportif et de La Sagesse revient sur sa carrière pour Ici Beyrouth et appelle à plus de planification pour le développement futur du basket libanais.

Si le basket a atteint ce stade de développement au Liban, c’est grâce à l’investissement de plusieurs personnes qui ont tiré ce sport vers le haut à partir du milieu des années 90. Walid Domiati fait partie des joueurs qui ont fait vibrer spectateurs et téléspectateurs. Sa carrière a débuté en 1989 et s’est achevée en 2002. Le meneur de jeu de 1,79 m faisait partie de l’équipe du Liban qui avait participé à l’aventure de la Coupe du monde 2002 à Indianapolis et enflammé les passions. Un an auparavant, Domiati avait gagné une médaille d’argent aux championnats d’Asie en 2001 avec la sélection. C’est durant son parcours que les retransmissions télévisuelles avaient commencé à connaître un succès fou auprès du grand public.
Positif, aimable, souriant et très modeste (tout comme il l’avait été durant les plus belles années de sa carrière sportive), l’ancien joueur du Club sportif a accordé cet entretien à Ici Beyrouth.

Où en est Walid Domiati aujourd’hui ?

Je me concentre actuellement sur le développement de mon projet sportif à Zalka, nommé *"Skills Sports Center"*. Ce projet regroupe plusieurs activités sportives comme le basket, le football, la gymnastique et plusieurs autres sports. Malheureusement, la situation actuelle du pays n’est pas propice au développement de mon activité. La crise économique a fait des ravages et n’a épargné personne. J’ai également d’autres occupations professionnelles, comme celle de responsable commercial à Inside Telecom, et je commente occasionnellement des matches de basket. Au Liban, un seul boulot ne suffit certainement pas pour survivre.

Êtes-vous toujours en contact avec les joueurs que vous avez côtoyés il y a une vingtaine d’années ?

Bien sûr, j’ai maintenu de très bons liens avec Yasser el-Hajj, Ghazi Boustani, Élie Nasr, Élie Mechantaf et Fadi el-Khatib.

Quels sont les meilleurs souvenirs des années glorieuses de votre carrière ?

Chaque minute jouée avec le Club sportif et La Sagesse est une minute de gloire. Ces deux équipes ont dominé le basket libanais. Je serai toujours fier d’avoir défendu les couleurs de ces deux clubs. J’ai également un bon souvenir des années passées avec les équipes du Rosaire et de l’ENB, en dépit du fait que le championnat libanais ne se disputait pas alors, en raison du contexte de l’époque. Mes années à La Sagesse et au Sporting, c’était une histoire spéciale, jalonnée de moments inoubliables.

Comment voyez-vous l’avenir du basket libanais ?

Au niveau des clubs, je suis très optimiste. Ce que font les dirigeants des clubs phares, tels que Nadim Hakim (Sports Club Beirut), Mazen Tabbara (Sporting), Élie Yahchouchi (La Sagesse) et Akram Safa (Champville) est exceptionnel. Les efforts pour revigorer ce sport sont impressionnants, mais les choses ne peuvent pas continuer ainsi. Une planification à plus grande échelle doit être mise en place pour aider ces équipes à s’améliorer. Les efforts individuels sont à louer, mais ne suffiront pas à emmener ce sport vers les sommets. "

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