En pleines discussions pour le moins houleuses sur l’avant-projet de budget 2022, le Conseil des ministres n’a toujours pas tranché le problème du contrat qui lie l’État à LibanPost, société détenue majoritairement par le groupe Saradar et chargée de l’exploitation du service postal. Le contrat est arrivé à échéance fin décembre 2021. Le sort de ce contrat n’est toujours pas réglé, il a juste été prorogé d’un mois, c’est-à-dire jusqu’au 31 janvier, date dépassée depuis quelques jours.

Interrogé, le directeur général de LibanPost, Antoni Lorfing, n’a pas souhaité répondre à nos questions. LibanPost s’est juste contentée d’affirmer que la société " continuera à gérer les services postaux jusqu’à ce que le Conseil des ministres prenne une décision ".

De fait, le dossier a été discuté en Conseil des ministres mercredi, mais aucun détail ni information n’ont été donnés. Le ministère des télécommunications était injoignable pour répondre à nos questions.

Le contrat entre LibanPost et le gouvernement libanais a été ratifié en 1998 et renouvelé la dernière fois pour huit ans avec un prolongement de trois ans, qui se sont achevés fin 2021. Il s’agit de la première expérience de privatisation au Liban. Les tarifs de LibanPost sont toujours annexés à un dollar à 1507,5 livres, valeur qui doit être changé par décret ministériel.

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