L’appel à résoudre le dossier des réfugiés syriens au Liban a de nouveau été lancé dimanche, trois jours après l’assassinat de l’adolescent Élie M., 17 ans, dans le village de Aqtanit, au Liban-Sud. Et pour cause, puisque le jeune homme aurait été tué par un Syrien, H. A., arrêté samedi par les services de renseignement de l’armée. Lors de l’interrogatoire, il aurait avoué son crime, expliquant avoir tué Élie M. pour le voler.

Le président de la Ligue maronite, Khalil Karam, a ainsi dénoncé dimanche le crime, soulignant qu’il "renforce notre détermination à trouver une solution rapide au dossier des réfugiés syriens, d’autant qu’il constitue un danger sécuritaire, déstabilise la stabilité et menace l’identité du Liban et sa pluralité". Une réalité que "les pays qui continuent d’exercer une pression sur le Liban pour y garder les réfugiés et les inclure dans notre société doivent comprendre", a martelé M. Karam, dans un communiqué.

De son côté, le directeur du Centre catholique d’information, le père Abdo Abou Kasm, a mis l’accent sur "l’instabilité sécuritaire qui se traduit par les crimes et les vols commis par des réfugiés syriens". "Ce crime nous conduit à appeler l’État à accélérer le processus de rapatriement des réfugiés syriens, pour restaurer l’équilibre social au Liban", a-t-il insisté lors d’une homélie.

Samedi, après l’arrestation de A. H., les habitants de Aqtanit ont sommé les réfugiés syriens de quitter la localité avant minuit. Plusieurs familles se sont réfugiées dans les villages avoisinants.