Le cerveau a toujours une sensation d’avance
Une aiguille approche du bras. Le contact n’a pas encore eu lieu, mais l’attention se resserre sur quelques centimètres de peau. Au cinéma, une scène annonce un événement inquiétant : le spectateur guette déjà ce qui pourrait surgir. Dans ces instants suspendus, l’organisme se prépare. Reste à comprendre comment cette attente ...
Arthrose du genou: l’embolisation peut-elle faire taire la douleur?
Monter un escalier, sortir d’une voiture, marcher jusqu’à un commerce : lorsque le genou devient douloureux, les gestes ordinaires se transforment en épreuves. À mesure que les déplacements diminuent, les muscles perdent de leur force et l’autonomie se réduit. L’arthrose peut ainsi réorganiser toute une existence, jusqu’au sommeil ...
Les premières pluies, le signal d’une autre saison
Après plusieurs mois de sécheresse estivale, le ciel s’assombrissait enfin. Les premières gouttes frappaient les terrasses, soulevaient la poussière des chemins et libéraient cette odeur si particulière de terre mouillée. Les enfants se précipitaient aux fenêtres, les femmes rentraient le linge étendu dehors et les hommes levaient les ...
Le mauvais œil, se protéger de ce que l’on ne voit pas
Une visiteuse se penche sur un berceau, admire les yeux du nouveau-né, s’extasie sur sa beauté. « Smallah ! », intervient aussitôt la grand-mère, soucieuse de protéger l’enfant d’un compliment trop enthousiaste. Dans certaines maisons libanaises, cette précaution accompagne encore les marques d’admiration. On félicite une mère, ...
La fête patronale, quand le village se retrouvait
Les cloches sonnaient plus longtemps que d’habitude, les abords de l’église s’animaient et les maisons familiales ouvraient leurs portes. Dans de nombreux villages chrétiens du Liban, la fête du saint patron comptait parmi les rendez-vous les plus attendus de l’année. Les familles installées à Beyrouth ou dans d’autres régions ...
Les veillées, quand la soirée se passait ensemble
Un poêle allumé, quelques mandarines sur la table, des tasses de café et le claquement des dés sur un plateau de trictrac. Dans bien des maisons libanaises, les soirées d’hiver se déroulaient ainsi, entre parents, voisins et amis venus passer quelques heures ensemble. On jouait aux cartes, on racontait des histoires, on échangeait les ...
Le plat envoyé au voisin, une assiette pour entretenir les liens
Une marmite de moujaddara, quelques morceaux de kebbé, des feuilles de vigne farcies ou des pâtisseries encore tièdes. Il suffisait parfois d’avoir cuisiné un peu plus que nécessaire pour qu’une assiette quitte la maison et traverse le palier, la cour ou la ruelle. «Porte ça aux voisins», disait-on à un enfant, qui s’exécutait sans ...
Le dimanche, la famille avant le programme
Le dimanche, on ne demandait pas toujours ce qu’on allait faire. On savait chez qui l’on allait déjeuner. La messe pour les familles pratiquantes, le repas chez les parents ou les grands-parents, puis une visite ou une promenade composaient un programme rarement remis en question. Les enfants suivaient, les adultes retrouvaient ...
La visite sans prévenir, quand la porte restait ouverte
Pendant longtemps, passer chez quelqu’un ne supposait ni message préalable ni rendez-vous fixé plusieurs jours à l’avance. Un parent, un voisin ou un ami pouvait être dans le quartier, monter quelques minutes, boire un café et repartir. Dans les faits, ces quelques minutes s’allongeaient souvent. La rakweh arrivait sur le feu, puis les ...
La zalghouta, la joie lancée à pleine voix
Quelques secondes suffisent. Une voix s’élève, aiguë, modulée, immédiatement reconnaissable. Dans un mariage, une naissance, des fiançailles ou une arrivée heureuse, la zalghouta fait basculer l’ambiance : la joie n’est plus seulement ressentie, elle devient audible par tous.
Au Liban, la zalghouta ne se réduit pas toujours au seul ...