L’ex-vice-président de la Fédération libanaise de tennis loue le travail de l’actuelle équipe en place et reste optimiste quant à l’avenir de ce sport au Liban.

La situation au Liban est constamment affectée par les crises économique, financière, politique et géopolitique. Ceci a engendré une instabilité permanente dans l’histoire du pays. La situation du sport ne déroge pas à la règle: tantôt les activités sont omniprésentes, tantôt elles sont totalement absentes.

Le sport local, qui est le parfait reflet du modèle libanais, est sans doute le tennis. Ce jeu a en effet sans cesse connu des évolutions en dents de scie. Parfait miroir de la situation politique et économique du pays.

La période des années 90 avait en effet été marquée par la réussite et le talent des joueurs. Aussi bien locaux, comme Raymond Kattoura, Karim Khoury et Saïd Karam, que Libanais, ayant grandi à l’étranger, à l’instar de Ali Hamadé et Hicham Zaaïtini. Ces derniers ont grandi respectivement aux États-Unis et au Venezuela. Hamadé et Zaaïtini ont fait preuve de brio en Coupe Davis et ont été alors entraînés par Zaki Hasanat (qui était aussi joueur de l’équipe).

Alain Sayegh, ex-vice-président de la Fédération libanaise de tennis, président du club légendaire Kahraba Zouk et actuel vice-président de la Fédération francophone de tennis, a déclaré à *Ici Beyrouth* que "le tennis libanais a traversé une période difficile avec une absence de tournois et d’activités pour l’équipe nationale, du fait de la négligence de plusieurs dirigeants. Ce vide organisationnel a entraîné un désintérêt des sponsors et des médias. Ce contexte n’était naturellement pas propice à motiver les joueurs".

"Cependant, depuis l’élection d’Oliver Faisal à la tête de la Fédération, le tennis libanais est de nouveau sur les bons rails. Avec Oliver, beaucoup de choses ont changé. L’équipe nationale bénéficie à nouveau d’un soutien important. Une nouvelle structure a été mise en place pour les poussins, les cadets et les juniors pour bâtir l’avenir. On a même préparé un plan rigoureux pour que le Liban redevienne compétitif en Coupe Davis. Oliver consacre beaucoup de temps à son travail à la Fédération, il a pour objectif de faire progresser ce sport", précise Alain Sayegh.

La défaite récente face au Brésil sur terre battue en coupe Davis ne doit pas altérer l’optimisme des Libanais quant à l’avenir de l’équipe nationale. Avec une bonne planification comme celle qui se met en place actuellement, le Liban fera mieux à l’avenir.

Quant à son choix personnel de quitter son poste à la Fédération libanaise de tennis, Alain Sayegh précise: "C’est pour me consacrer davantage à ma nouvelle fonction de vice-président à la Fédération francophone de tennis. Ce n’est nullement à cause d’une mauvaise relation avec Oliver Faisal, avec qui je m’entends très bien".

Faisant référence à son nouveau rôle à la Fédération francophone de tennis, Alain Sayegh est confiant dans sa capacité à apporter sa pierre à l’édifice de cette jeune structure. Il explique ainsi que cette fédération, lancée en 2019 compte dans ses rangs 35 membres. "Malheureusement, l’évolution de cette fédération a été freinée par la Covid-19, qui a forcé la suspension quasi-totale de toutes les activités mondiales pendant plusieurs mois. Désormais, nous avons pour mission de lancer des tournois de tennis hommes, femmes et juniors et d’organiser des séminaires pour former arbitres et ramasseurs de balles. De plus, nous souhaitons améliorer les infrastructures et préserver les terrains de terre battue qui sont de moins en moins nombreux en raison du coût élevé de leur maintenance", conclut-il.

Abonnez-vous à notre newsletter

Newsletter signup

Please wait...

Merci de vous être inscrit !