Le Finlandais Kalle Rovanperä (Toyota) a remporté dimanche le rallye de Suède, deuxième épreuve du Championnat du monde des rallyes WRC, et a fait part sur la ligne d’arrivée de sa sympathie pour les Ukrainiens.

"Je ne veux pas trop célébrer aujourd’hui car cela a été une semaine très difficile pour les gens en Ukraine", a déclaré le jeune pilote âgé de 21 ans qui remporte sa 3e épreuve en championnat WRC après avoir triomphé en Estonie et en Grèce l’an dernier.

Il prend également la tête du classement provisoire du championnat du monde. Il aurait pourtant pu laisser exploser sa joie car il remporte le rallye de Suède 21 ans après son père Harri Rovanperä.

Kalle, né le 1er octobre 2000, n’avait alors que…quatre mois. Il a devancé dimanche de 22 secondes le Belge Thierry Neuville (Hyundai) et de 30,6 secondes un autre Finlandais, Esapekka Lappi, également sur Toyota.

Rovanperä a dominé l’épreuve, disputée sur des routes enneigées et glacées, de la tête et des épaules en remportant six des 17 épreuves spéciales disputées.

Les Français Sébastien Loeb et Sébastien Ogier, qui avaient terminé en janvier premier et deuxième du rallye de Monte Carlo, épreuve inaugurale du championnat, ne participaient pas au rallye de Suède étant tous deux en semi-retraite.

Rovanperä marque ainsi clairement ses ambitions pour leur succèder au sommet du rallye mondial alors que les deux pilotes français ne disputeront qu’un nombre limité d’épreuves du championnat cette année.

Neuville arborait également un grand sourire après les déboires rencontrés par Hyundai au Monte Carlo. "Je suis heureux d’être sur le podium après les ennuis du Monte Carlo et c’était impossible d’aller chercher Kalle", a souligné le pilote belge qui a préféré assurer plutôt que de risquer une sortie de route.

"Mauvaise blague"

Un autre favori du championnat, le Britannique Elfyn Evans (Toyota), n’a ainsi pas pu éviter, comme beaucoup d’autres, de planter dimanche matin son bolide sur les talus de neige bordant la route alors qu’il occupait la 2e place de la course.

Evans, vainqueur en 2020 de la dernière édition de ce rallye, tentait de regagner le temps perdu après avoir écopé d’une pénalité de dix secondes suite à un incident spectaculaire lors de la dernière épreuve spéciale de la journée de samedi.

Il avait franchi la ligne d’arrivée de manière peu orthodoxe en sautant malgré lui par-dessus un talus de neige pour se retrouver dans un parking, sans dégâts pour sa voiture.

Il était toutefois passé juste avant sa sortie devant la cellule photo-électrique marquant la ligne d’arrivée mais les organisateurs ont jugé qu’il n’avait pas suivi le tracé délimité.

Un autre favori, l’Estonien Ott Tänak, champion du monde WRC 2019, a lui aussi dû abandonner en raison d’une alerte sur le moteur hybride de sa Hyundai l’empêchant, selon le règlement, de continuer.

Il ne masquait pas son mécontentement en qualifiant l’obligation de se retirer de la course alors que sa voiture était en état de marche de "mauvaise blague".

Il peut toutefois se consoler avec les 5 points marqués au championnat avec son meilleur temps dans la dernière spéciale "power stage".

Selon le règlement du WRC, les pilotes ayant abandonné en cours d’épreuve peuvent repartir pour participer à celle-ci.

L’autre Finlandais heureux du jour est Esapekka Lappi qui effectuait son retour en WRC en remplacement de Sébastien Ogier chez Toyota après une saison d’absence et qui monte sur la 3e place du podium.

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