Alice Mogabgab présente sa dernière exposition intitulée Lumières! Une lueur d’espoir dans un pays plongé dans l’obscurité.

Les Lumières c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable.
Emmanuel KANT (1724-1804)

Lumières! À l’occasion de la réouverture de sa Galerie et en ce mois dédié aux femmes dans le monde, Alice Mogabgab présente l’exposition Lumières! avec des œuvres récentes d’Etel ADNAN, Jeanine COHEN, Houda KASSATLY, Malgorzata PASZKO, Clémence VAN LUNEN et Li WEI jusqu’au 13 mai 2022.

Les Lumières c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable.
Emmanuel KANT (1724-1804)

Des ténèbres dans lesquelles a sombré le pays des cèdres, notre regard se tourne, aujourd’hui, tout naturellement, vers la lumière! Il se tourne vers l’espoir tel qu’incarné par Les Lumières au XVIIIe siècle, lorsque ce mouvement a offert à l’humanité les principes de modernité, tout en ouvrant la voie de sortie à l’obscurantisme et à l’arbitraire. Il se tourne vers la Nahda, sœur orientale des Lumières occidentales, née au cœur du Mont-Liban au milieu du XIXe siècle. Elle avait éclairé les sociétés levantines vers les principes fondamentaux du progrès et de la liberté.

Et si, depuis 1975, la violence meurtrière des canons ne cesse de briser notre élan vers l’espoir, les voix des intellectuels, des activistes et des femmes continuent, envers et contre tout, de dénoncer les crimes et d’exprimer leur foi en un avenir meilleur. C’est avec six artistes femmes, du Liban et d’ailleurs, à la recherche de la lumière, porteuse de vie et d’espoir, que la Galerie rouvre ses portes !

L’exposition commence avec les photographies récentes de Houda KASSATLY, Flamboyants, rue de Damas, réalisées au printemps 2020. Dans la rue rendue déserte par le confinement et la crise, l’artiste scrute avec son appareil les feuilles et les branches des jacarandas, ces flamboyants qui illuminent l’artère principale de Beyrouth. Le cadrage serré et l’emploi du noir et blanc mettent en avant l’imperturbable perfection de la nature, portée par la lumière, au-delà du chaos.

Dans la série Terrasses de Malgorzata PASZKO, les rayons du soleil estival traversent les branches verdoyantes d’un marronnier et plongent vers une figure étendue sur le sol tapissé d’ombres bleues et de reflets roses. Entre pesanteur et envol, couleur et matière, présence et absence, l’artiste explore, inlassablement, l’insaisissable lumière.

Les peintures de la série Découverte de l’immédiat d’Etel ADNAN, réalisées à l’automne 2021, sont comme des fenêtres ouvertes sur ce monde que l’écrivaine-artiste a aimé et évoqué, tant par sa plume qu’avec ses pinceaux. Natures mortes, arbres et montagnes sont dessinés d’un seul trait à l’huile noire et baignent dans la lumière éclatante de la toile blanche.

Chez Li WEI, la brume enveloppe les branches dénudées des arbres. A l’écoute de la neige, série de paysages peints à l’encre noire, diluée sur de la soie blanche par petits points et traits discontinus déclinés en une infinie gamme de gris, explore le silence du paysage ou la splendide radiance de la lumière hivernale.

L’installation lumineuse de la série Out of Focus de Jeanine COHEN, est une structure géométrique murale, construite avec des baguettes de bois plates, peintes ou naturelles. Accrochée, la structure, qui fait penser à un châssis sans toile ou à une fenêtre sans horizon, projette sur le mur ses propres ombres colorées, dessinant un halo lumineux aux teintes subtiles de l’arc-en-ciel, auréolant un paysage imaginaire.

Rocailles, sculpture en porcelaine de Clémence VAN LUNEN, représente un fatras de textiles enroulés, piqué de macarons, de breloques et de coquillages. La lumière irisée renvoyée par l’émail gris perle métallisé qui enveloppe le drapé, tel un précieux crâne déformé, n’est pas sans évoquer les méandres de la pensée.

Au fil des saisons et des réflexions, en ces temps de guerre sans paix, la lumière continue d’être au cœur des préoccupations plastiques des artistes. Lumières! sera suivie, en septembre, par une version masculine: exposition d’œuvres récentes de Samuel COISNE, Alberto CONT, Javier FERNANDEZ, Patrice GIRODA, Philippe DE GOBERT et Samir TABET.

L’exposition se poursuit jusqu’au vendredi 13 mai 2022, du mardi au vendredi, de 12h00 à 19h00, ou sur rendez-vous.

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